29 septembre

29 septembre

Relève héliportée.

Un énorme bloc de corail se trouve dans la partie nord du site de fouille. Son volume est estimé à au moins 3m3. L’objectif de nos premières plongées était d’essayer de le déplacer. Mais, malgré tous les efforts des plongeurs, les chaînes, les manilles, les parachutes et une cuve remplie d’air, il n’a rien voulu savoir et n’a pas bougé ! Etant juste à la limite de la zone de fouille, il ne gêne pas trop pour l’instant mais, dans quelques jours, quand une nouvelle cuve d’essence sera vide, nous tenterons à nouveau l’opération.

La fouille du site sous-marin continue. Une nouvelle ligne de base marquée de mètre en mètre a été mise en place. Elle va nous permettre d’ordonner la fouille et de positionner les objets trouvés.

Pendant qu’une équipe s’occupe de relever des profils transversaux de la faille au droit du chantier, les prospections sur le récif se sont poursuivies pour vérifier des anomalies électromagnétiques qui ont été repérées ces derniers jours. Nous n’y avons pas fait de découverte de poids semblable à celle d’hier, seule une pièce d’argent a été trouvée.

Les travaux à terre continuent eux aussi. Mais beaucoup de clous, de traverses de voies ferrées perturbent la recherche d’indices et faussent les résultats. Demain, une grosse opération sera menée à l’embouchure de la rivière car il semble que des indices aient été trouvés. Une autre équipe s’est rendue de l’autre côté de l’île pour tenter de retrouver la trace de tertres qui ont été aperçus et photographiés au début du 20ème siècle. Mais, les sites visités, indiqués par les habitants de l’île, se sont avérés peu ressemblants avec les archives dont disposent l’Association Salomon.

Nous avons été rejoints par trois nouvelles personnes. Elles sont arrivées par hélicoptère ! Parties de Nouméa, cap plein nord, en direction de Vanikoro, ils ont fait escale sur l’île de Lifou, puis Port Villa, Santo, Torres et enfin Vanikoro : un trajet de 1500 Km, effectué en deux jours, car le mauvais temps les a contraints de rester une nuit à Lifou. L’appareil va rester ici pendant une semaine afin d’entreprendre des missions de reconnaissance et de photographie. Ce nouveau moyen de transport va permettre d’atteindre des zones difficiles d’accès, pour y vérifier des hypothèses concernant l’occupation de certaines zones par des rescapés du naufrage.

Départ d’une pirogue au large, après le troc.

A la dernière plongée de l’après-midi, un petit groupe de sèches avait trouvé refuge sous notre plateforme. Elles ne mesurent pas plus de 10 ou 15 cm et ont de gros yeux. Au repas du soir, raccourci brutal, on nous a servi leurs cousins, des calamars.

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