18 septembre

18 septembre

Transit vers Vanikoro

Encore deux jours en mer pour atteindre les Salomon.

Durant la nuit, nous sommes doucement balancés par les mouvements du navire. Les couchettes équipées d’un matelas de 5cm d’épaisseur permettent un sommeil confortable.

Le 17 au matin, nous participons au traditionnel exercice d’évacuation qui conduit chacun à se rassembler sur le pont d’envol, près de l’embarcation qui lui est attribuée. L’exercice semble parfaitement se dérouler.

Les journées sont rythmées par 3 repas : 7h00, 11h00 et 17h00 ou 19h00.

Ce sont des repas variés, équilibrés et copieux. Les cuisiniers ont même la délicatesse de souhaiter les anniversaires : Michel est le premier sur la liste.

Pour rompre la monotonie, l’Amiral Bellec présente un diaporama intitulé « Le mystère de Vanikoro ». Il évoque devant nous les 220 années qui se sont écoulées depuis les préparatifs de l’expédition de Lapérouse, jusqu’aux chantiers archéologiques professionnels de l’association Salomon, en passant par les différentes expéditions de recherche et la récupération d’objets des années 1960. Deux séances ont lieu, l’une le matin, l’autre l’après-midi.

A chacune d’elles, on manque de place. Tout le monde y assiste : l’équipage, des matelots aux officiers, les militaires du Rimap, les membres de l’association Salomon et d’autres organismes. Alain Conan intervient après ce brillant exposé pour donner un éclairage sur la mission 2008 et ses multiples aspects : Recherches archéologiques terrestres et maritimes, mais aussi mission humanitaire. En effet, Les sept militaires du Rimap vont réparer le toit d’un petit bâtiment qui sert de « musée » et le plus souvent à donner de petits soins. Le Dumont d’Urville a emporté aussi dans ses cales une pommade que les médecins et les infirmières utiliseront pour combattre une maladie de peau endémique.

Le temps de libre permet de faire connaissance. Chacun a une spécialité et apporte son savoir-faire. Les archéologues sont entourés d’une multitude de personnes : des journalistes, des cameramen et des photographes qui sont les témoins de leur travail, de nombreux techniciens apportent leur concours à la réussite de l’opération. Sur terre comme sous l’eau, toutes les phases de la mission, de la prospection à la conservation, sont prises en compte.

Toutes les conditions sont réunies pour que l’opération soit fructueuse. Nous savons que les archéologues sous-marins partent avec un avantage, certains qu’ils ont de mette au jour des objets. L’équipe terrestre, quant à elle, doit surmonter de grosses difficultés pour accéder à un terrain dont la stratigraphie (les couches de sédiment superposées) a été modifiée et polluée par une multitude de pièces métalliques provenant de l’exploitation forestière de la Kaori Timber Compagny, et ce, durant 50 ans.

Nous arriverons demain matin à Lata aux Salomon.

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