16 septembre

16 septembre

DÉPART DE LA PLUS GRANDE MISSION DE RECHERCHES JAMAIS MENÉE

SUR LES TRACES DE MONSIEUR DE LAPÉROUSE

Le départ de cette mission sera lancé le 16 septembre 2008

à bord du Dumont d’Urville

en présence de Monsieur Hervé Morin, ministre de la Défens

L’Expédition Lapérouse 2008 sera officiellement lancée le mardi 16 septembre depuis Nouméa, par le ministre de la Défense Hervé Morin, deux siècles après la disparition des frégates l’Astrolabe et la Boussole.

A l’occasion de sa venue en Nouvelle-Calédonie, Monsieur Hervé Morin visitera le matin le Dumont d’Urville, bâtiment de transport léger mis à disposition par la Marine nationale, rencontrera les acteurs de cette nouvelle mission de recherches et tiendra une conférence de presse avant que le bâtiment ne largue les amarres à 13h30, pour rejoindre quelques jours plus tard l’île de Vanikoro (Îles Salomon, Pacifique sud), où l’expédition commandée par la capitaine de vaisseau Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse, fit naufrage en 1788.

Sous le haut patronage de Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République, l’État apporte une nouvelle fois un très large soutien à cette 8e mission, initiée par l’association Salomon : 30 jours de recherches intensives, avec des moyens scientifiques, technologiques et humains inégalés pour tenter de connaître le destin final des équipages de la Boussole et de l’Astrolabe à Vanikoro (Îles Salomon, Pacifique sud).

Du 16 septembre au 15 octobre 2008, dans le sillage des marins et des scientifiques que Louis XVI envoya à la découverte du monde, scientifiques d’aujourd’hui, archéologues terrestres de l’IRD et sous-marins du GRAN, médecin légiste, ethnologue… et membres d’équipage du Dumont d’Urville tenteront une nouvelle fois de percer enfin le mystère qui pèse depuis plus de 220 ans sur l’une des plus fascinantes enquêtes de notre Histoire.

L’expédition se déroulera sous la direction générale de l’amiral Battet, chef de la mission interministérielle « Opération Lapérouse 2008 » et ancien chef d’état-major de la Marine, et sous la direction scientifique d’Alain Conan, président fondateur de l’Association Salomon, qui a déjà mené, depuis 1981, 7 missions de recherches sur les traces des marins disparus.

Après une conférence de presse, tenue sur le pont d’envol du Dumont d’Urville, présidée par Hervé Morin, ministre de la Défense, entouré d’Alain Conan et de l’Amiral Battet, le Dumont d’Urville a appareillé vers Vanikoro à 14 h 30, heure locale.

Le Vendémiaire est à quai, à côté du Dumont d’Urville. Les deux équipages s’activent depuis la veille pour astiquer et mettre en ordre les deux navires.

En fin de matinée, le ministre de la Défense monte à bord du Dumont d’Urville, accompagné par de nombreuses personnalités militaires, civiles et des journalistes.

Le ministre de la Défense, M. Morin et le Président de l’associations Salomon, M. Conan

 

Tour à tour, les responsables de l’opération et les autorités militaires prennent la parole. L’amiral Battet présente rapidement les personnalités de la table d’honneur, l’amiral Bellec expose et détaille l’expédition Lapérouse de 1785, Alain Conan explique les objectifs (scientifiques et humanitaires) de l’expédition 2008 et fait un historique des autres missions. Yves Bourgeois aborde le tournage de son prochain film. Enfin, les autorités militaires indiquent les mesures mises en place avant de donner la parole à Hervé Morin, ministre de la Défense.

Nous prenons notre dernier repas à terre puis nous embarquons pour la grande aventure en début d’après-midi. Sur le quai, de nombreuses personnes viennent souhaiter bon voyage à leurs amis tandis que les « Frères de la Côte », accompagnés de leurs cornemuses, entonnent des chants de marins que les membres de l’expédition reprennent en cœur.

Nous voilà partis pour 3 jours de mer. Nous quittons Nouméa en direction du sud, puis nous contournons l’île par l’ouest, comme l’avait fait autrefois d’Entrecasteaux lors de son expédition de 1791, à la recherche de Lapérouse.

Les Frères de la Côte

Il faut un certain temps pour s’habituer aux mouvements du navire, mais aussi à tous les pièges qu’il réserve. Il faut faire attention de ne pas se cogner les pieds dans les tuyaux et les surbaux, se cogner la tête à tous ce qui est à moins de 1,80 mètre de hauteur, mais s’habituer aussi aux échelles : raides, et aux portes : lourdes, etc.

Le repas est pris à 17h00, on ne croise plus ensuite grand monde dans les coursives et, première nuit à bord, les couchettes se remplissent rapidement.

Demain, nous aurons doublé les dernières îles du nord de la Calédonie …

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