Vanikoro 2008 – Entrée Journal de Bord

Vanikoro 2008 – Entrée Journal de Bord

Le voyage vers les épaves de l’Astrolabe et de la Boussole, situées sur le récif de l’île de Vanikoro dans l’archipel des Salomon, commence par une première étape à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie.

Après un long trajet depuis Tahiti, j’atterris à l’aéroport de Tontouta. Le contraste entre les deux territoires est saisissant. Tahiti apparaît comme une haute montagne plantée dans l’océan, tandis que la Nouvelle-Calédonie s’étend sur près de 500 kilomètres et présente des paysages beaucoup plus vastes et variés.

Parti le 12 septembre à 6 heures du matin, j’arrive sept heures plus tard, mais le 13 septembre à 10 heures. Une situation qui fournira une bonne question pour le concours pédagogique en ligne organisé avec la Direction des enseignements secondaires de Polynésie française.

Après une demi-heure de route depuis l’aéroport, Nouméa apparaît. Mon chemin me conduit directement au musée de l’Histoire maritime de Nouvelle-Calédonie, que je découvre pour la deuxième fo

Le lieu a beaucoup évolué depuis ma première visite, à la fin des années 1990. À cette époque, ce n’était pas encore un musée, mais un lieu de rencontre pour les membres des associations Salomon et Fortunes de Mer.

C’est dans le cadre de mes études d’archéologie, lors d’un travail consacré à la poterie, que j’avais rencontré pour la première fois mes homologues calédoniens. Jean-François Galipaud, archéologue terrestre de l’IRD, m’avait encouragé à prendre contact avec l’association Salomon. La Pérouse avait en effet collecté des récipients en terre cuite au cours des différentes escales de son voyage.

Les relations nouées à cette occasion se sont poursuivies au fil des années et aboutissent aujourd’hui à ma participation à l’opération Vanikoro 2008.

Nous sommes encore à une quinzaine de mètres de la position indiquée quand une première brique apparaît. Un grand nombre d’autres fragments de briques sont éparpillés aux alentours, déterrés par  les tortues : pas de doute, nous sommes bien au bon endroit.
A la satisfaction de trouver l’un des lieux symboliques du séjour des naufragés, s’ajoute celle de voir que notre méthode a fonctionné et que nous pourrons donc localiser les autres lieux de la la même manière .

Nous nous dirigeons ensuite vers les zones du campement des malgaches, puis de l’équipage, ce sont des zones plates en retrait de la plage. La zone du campement des malgaches comporte plusieurs tumuli.

Après cette visite, je m’assure que le Dumont d’Urville est bien à quai. Ce bâtiment de la Marine nationale doit nous conduire jusqu’à Vanikoro et servir de navire-base pendant toute la mission.

En parcourant le front de mer de Nouméa, appelé ici « les baies », je remarque également plusieurs pièces d’artillerie côtière datant de la Seconde Guerre mondiale.

Cette première journée se termine par une nuit de repos bien méritée. À la fatigue du voyage s’ajoute celle accumulée pendant les semaines, voire les mois, consacrés à la préparation de la mission et du concours pédagogique.

Demain, une rencontre est prévue avec Florence, une enseignante de physique qui mène avec ses élèves un remarquable atelier scientifique autour des objets découverts à Vanikoro.

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