20 septembre

20 septembre

Arrivée à Vanikoro

Hier en soirée, au moment où nous nous couchions, le Dumont d’Urville s’est mis en route ; les formalités douanières, policières, phytosanitaires et coutumières heureusement terminées. Les anciens nous l’assurent, c’est bien la première fois que ces formalités se déroulent aussi rapidement.

Vanikoro approche…

Dès six heures du matin, branle bas pour les équipes de tournage qui se tiennent prêtes à embarquer sur les embarcations pneumatiques des plongeurs qui vont baliser la passe de Bruat afin de faciliter l’entrée du Dumont d’Urville.

Nous attendons, pendant plusieurs heures, le feu vert des « éclaireurs ». La mer est relativement belle mais les brisants sur le récif semblent prendre de l’ampleur. Le BATRAL fait un dernier virement de bord et le haut-parleur annonce que le cap est mis sur la passe. Le vent a forci et avec la vitesse du bateau aidant, tout ce qui n’est pas arrimé s’envole : casquettes, lunettes, sacs, etc.

Vanikoro est une île haute comme les Iles de la Société en Polynésie française. Elle a une altitude moindre que celle de Tahiti ou de Mo’orea mais, vue du large, on pourrait la confondre.

La BATRAL manœuvre dans le lagon de Paiou et, nez au vent, mouille son ancre bâbord par une trentaine de mètres de profondeur. Le commandant annonce : « Association Salomon, à vous de jouer » ce qui déclenche un tonnerre d’applaudissements de la part des civils. Deux voiliers, Kalim et Te Fetia, composés de membres de l’association Salomon, nous attendent déjà dans le lagon. Effectivement, nous sommes rejoints par une douzaine de personnes venues avec eux de Nouméa.

Tout le monde s’active à bord. Les embarcations sont mises à l’eau, les locaux préfabriqués sont préparés : le local des transmissions, le local administratif et le labo de traitement des objets qui seront sortis de l’eau. Les premiers « va-et-vient » avec la terre débutent et, pour ne pas déroger à la tradition, les responsables de l’association et les personnalités du bord vont faire la coutume.

L’équipe terrestre des archéologues commence rapidement les premières prospections électromagnétiques. Pour les plongeurs, ce n’est pas la même chose ; si le soleil a salué ce matin notre arrivée, l’après-midi est plutôt sous le signe de violents grains qui s’abattent en bourrasques. Il est même nécessaire de remonter à bord une des embarcations dont une pompe d’épuisement est défectueuse.

 

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