J-1 avant le départ.
Ce matin, derniers embarquements de matériel et d’effets personnels à bord du Dumont d’Urville. En effet, demain la visite du ministre de la Défense va limiter les mouvements.
Nous logeons dans des locaux de chaque côté du hangar. A bâbord, les femmes, les équipes vidéo et les journalistes se sont installés. A tribord, ce sont les soldats du Rimap, les membres de l’association Salomon et des autres organismes.
Ces « dortoirs » sont constitués de plusieurs alvéoles avec de chaque côté des séries de trois lits de 60 cm de large superposés. Y logent généralement les militaires qui se déplacent vers un site d’opération. On craint d’abord pour son confort mais, à l’usage, c’est tout à fait acceptable, d’autant qu’un matelas est fourni.
Chacun choisi un lit non occupé, s’installe et range ses affaires. Les habitués reprennent rapidement leurs marques : corde à linge, rideau individuel autour du « lit », prises de courant, etc.
On serre des mains, on se présente, mais il y a tellement de monde qu’une heure plus tard, la mémoire fait défaut lorsqu’il faut remettre un nom sur un visage.
L’après-midi, visite du laboratoire de traitement des objets et du musée.
Exposition Lapérouse au musée
Depuis 1981, les travaux de Fortunes de Mer et Salomon ont nécessité un lieu de stockage et de traitement des objets provenant des différentes fouilles. Le musée ouvert au public depuis une dizaine d’années est la vitrine des deux autres associations. Rattaché au musée, Le laboratoire a acquis une grande expérience durant des années de manipulation « thérapeutique » mais aussi de formation dans divers laboratoires métropolitains. Le bois, la céramique, l’étain, le bronze, le fer, le verre, etc., plus aucun matériau n’a de secret pour les restaurateurs.
La qualité des travaux du laboratoire trouve son prolongement dans les salles du musée. Il est installé dans l’ancienne gare maritime de Nouméa, un très beau bâtiment des années 1970 composé d’un long sas d’entrée, d’une grande pièce centrée autour des poteaux qui soutiennent la charpente avec, en périphérie, des espaces où sont présentés les différents thèmes d’exposition permanente.
Lampe phare Amédée
Une large place est faite à la fouille de l’Astrolabe et de la Boussole. A l’étage, une mezzanine est réservée aux expositions temporaires, actuellement l’une d’elle a pour thème « Les Pirates ». Certains des objets et des documents présentés proviennent de musées de France métropolitaine.