Visite au lycée Lapérouse.
Comment faire passer des notions abstraites en se servant de l’actualité historique et scientifique ?
Pièce de 1 écu en cours de traitement.
Pour répondre à cette question, un projet pédagogique est né sous l’impulsion de Florence F., enseignante de physique au Lycée Lapérouse. Elle m’avait informé par courriel de son souhait de me rencontrer lors de mon passage à Nouméa, pour évoquer les travaux qu’elle a réalisé avec ses collègues qui enseignent d’autres matières et un groupe d’élèves : une quinzaine de volontaires qui se réunissent le mercredi après-midi.
Elle mène ce travail avec son collègue qui enseigne l’histoire et la géographie.
L’électrolyse étant au programme de la seconde, c’est naturellement que les élèves se sont intéressés au laboratoire de traitement du musée de l’Histoire maritime de Nouvelle Calédonie. Là, la pédagogie a trouvé son prolongement dans la pratique.
Un canon prêt pour un traitement.
Depuis la rentrée 2004, les lycéens se penchent sur les objets provenant des fouilles de Vanikoro : pierrier, pièces de monnaie, chandelier, assiette en étain et en porcelaine, verre, canons… Durant des heures, nos futurs chimistes ont participé au traitement de ces objets sous la surveillance de la responsable du laboratoire.
Mais les élèves ne se bornent pas uniquement aux aspects chimiques, ils abordent les autres matières, celles qui éclairent la présence des objets restaurés : l’histoire et la géographie en particulier. Les arts plastiques ne sont pas en reste grâce au talent d’une des élèves, fine dessinatrice
A l’issue de ce travail, un des élèves a été choisi pour participer à l’expédition de Vanikoro 2005. On imagine la richesse de l’expérience vécue par cette jeune lycéenne, pendant un chantier qui a duré un mois, après avoir durant toute l’année manipulé et « soigné » les objets provenant des fouilles précédentes.