6 octobre

6 octobre

Louis XVI et Marie-Antoinette.

Les plongeurs se sont levés tôt et ont été aussitôt mettre le nez dehors pour prendre des nouvelles du temps. « Tu es sorti ? », « Comment c’est en haut ? », « Tu penses que l’on peut plonger ? », « Qu’est-ce que tu en penses ? », les questions fusent entre les plongeurs qui se croisent, impatients de reprendre le travail. Les rotations ont repris leur rythme ordinaire, le ponton est remis en place mais son chapiteau n’est pas remonté ; il s’est déjà effondré trois fois depuis le début de la mission. De toute façon, le soleil n’est pas au rendez-vous aujourd’hui ! La nouvelle pompe est embarquée, les deux équipes vont pouvoir travailler efficacement.

Sur le site, la houle est toujours présente mais n’est pas trop gênante. Dès notre arrivée, de bonnes et de mauvaises nouvelles nous attendent. L’équipe précédente a trouvé un plat, un caméraman filme la découverte.  La nouvelle pompe, neuve, n’a pas tourné plus de 10 minutes avant que le corps de pompe ne se casse. Les plongeurs suivants s’immergent tout de même, mais sont contraints de constituer une équipe chargée d’évacuer, à la main, les derniers blocs de taille moyenne qui restent.

Des objets commencent à apparaître : à proximité d’une grosse plaque de cuivre, un plat ovale, complet mais cassé, et un récipient rond concrétionné sont trouvés.Le plat, une porcelaine de chine de 19 centimètres par 14, son couvercle aurait été trouvé en 2003. Par contre, une concrétion entoure l’autre plat et nous empêche de l’identifier. C’est dans le même secteur, qu’il y a quelques jours, la « boîte » de cuivre rectangulaire a été trouvée. Un objet similaire avait déjà été trouvé en 1999.

 

.

               Plat en porcelaine « chinoise »

Récipient en cuivre de 20 cm de diamètre et 10 cm de profondeur

Tout au long de la journée les plongeurs reviennent avec leur lot de petits objets habituels mais aussi avec d’heureuses surprises. La première est une médaille commémorative à l’effigie de Louis XVI et de Marie-Antoinette

Ces médailles, embarquées en grand nombre, étaient destinées à faire des présents aux personnes rencontrées au cours des escales. A la grande joie de la restauratrice, elle est très bien conservée. Plus remarquable encore, un cylindre en pierre blanche et dense, un percuteur que les amérindiens utilisaient pour le débitage des planches en frappant sur des coins. Sa forme n’est pas éloignée des pilons que les anciens polynésiens utilisaient pour leurs travaux domestiques. Celui-ci a été probablement collecté lors de l’escale en Alaska. Un maillet en forme de tête d’animal marin (qui se montait sur un manche) a également été trouvé en 2003. Tous deux sont identifiés comme provenant des tribus Tlingit ou Haida de la côte ouest d’Amérique du Nord.

Médaille commémorative à l’effigie de Louis XVI et Marie-Antoinette.

Percuteur en pierre pour le débitage des planches des tribus Tlingit ou Haida de la côte ouest d’Amérique du Nord.

Le site anglophone : Canadian Connection traite du rapprochement entre les cultures Tlingit Haïda et polynésienne. Vous pourrez y trouver une carte de situation de ces tribus ainsi qu’une comparaison des outils utilisés.

Articles Récents

Search

Catégories