5 octobre

5 octobre

La houle encore.

Ce matin encore, les éléments sont contre nous. Le vent, la pluie et la houle interdisent tout embarquement des plongeurs à partir du ponton amarré à tribord. Une nouvelle fois, par mesure de sécurité, la décision est prise d’annuler les plongées. C’est le troisième jour de repos forcé pour les plongeurs.

Les équipes à terre débarquent à bâbord du Dumont d’Urville par les échelles de corde, sous la surveillance d’un marin qui les encorde.

L’équipe de production s’est installée dans le laboratoire pour filmer et faire des prises de son pour le film d’Yves Bourgeois. Les mécaniciens s’affairent autour des moteurs pour leur entretien. Mais sans conteste, ce sont les ordinateurs qui ont le plus de succès. La journaliste de RFO prépare ses reportages et réalise le montage de ses d’interviews. Les photographes de l’expédition classent leurs photographies.

 

 

 

Véronique Proner rentrant des fiches objets

  Pierre Larue, l’un des photographes  dans sa base de données.

 Bertrand Bourgeois lisant un courriel reçu de l’association Salomon.

Les techniciennes en conservation nourrissent leur base de données et y entrent les fiches consacrées aux objets trouvés les jours précédents. Les différents rédacteurs de comptes-rendus s’affairent pour faire le point de la journée ou de la veille. Enfin, l’ordinateur dédié aux communications par courriel via Inmarsat est pris d’assaut, chacun ayant à coeur d’envoyer à ses proches quelques nouvelles.

Le rythme d’activité moins soutenu permet de mieux connaître nos compagnons d’aventure avec qui nous allons encore passer quelques jours.

Par exemple, Edith Mopin, dont j’ai déjà dit un mot (journal du 25 septembre) en évoquant son nom de jeune fille : Fleuriot de Langle. Paul Antoine Fleuriot de Langle, commandant de l’Astrolabe, capitaine de vaisseau du Roi était son « pentaïeul ». Edith est infirmière civile du ministère de la Défense. Elle a pris des congés pour venir ici en pèlerinage, mais aussi en mission humanitaire. Descendante du second personnage de l’expédition de Lapérouse, elle ne laisse personne indifférent !

Elle accompagne les médecins de l’équipe qui vont soigner la population, en particulier la maladie de peau tokelo, nom éponyme de l’île où la maladie a été découverte. Outre les soins, elle participe activement aux échanges avec la population locale, à l’interprétation du questionnaire médical et, comme elle parle bien l’anglais, à l’explication aux patients des traitements à suivre.

Ce soir encore la houle et le vent semblent tomber, est-ce un bon présage pour demain ?

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