22 septembre

22 septembre

Premières plongées.

Aujourd’hui, premières plongées sur le site, vent et mer vont-ils enfin se calmer ?

Les archéologues terrestres sont déjà loin du BATRAL quand, à 9h30, les deux embarcations des plongeurs prennent la mer.

C’est un grand jour car nous allons enfin avoir un premier contact avec le site sous-marin. Une équipe de Thalassa nous accompagne pour faire des images de surface et une autre équipe pour les images sous-marines. Un vent violent souffle en rafales, l’embarquement est sportif car, bien qu’amarré sous le vent du BATRAL, la barge est ballottée et tosse violemment contre les défenses. La prudence est de mise. La mer est formée et semble vouloir protéger une dernière fois les derniers secrets de la Boussole et de l’Astrolabe.

Le sud de Vanikoro.

Le mouillage mis en place hier se trouve à l’entrée de la faille où repose les vestiges de la Boussole, quelques mètres plus loin, vers le rivage, les vagues déferlent. Nous n’avons pas pu mettre en place la plateforme de travail et, selon les prévisions météo, il nous faudra attendre encore deux jours pour le faire. Nous nous immergeons, pour d’abord vérifier le mouillage. L’ancre se trouve par 22 mètres de fond, nous assurons la manille avec du fil de cuivre.

C’est ensuite l’entrée dans la faille où repose depuis 220 ans les vestiges de la Boussole.

Bien qu’ayant dessiné hier le plan du site, j’ai du mal à reconnaître les lieux. De retour, j’en discute avec les autres plongeurs qui me font la même réflexion. En mai dernier, pour assurer la sécurité des plongeurs, les falaises en dévers ont été « déroctées », les déblais, en tombant, ont modifié les lieux de manière significative. Nous parvenons cependant à localiser les deux zones de fouille des années précédentes.

La ligne de base a disparu sous les déblais. Dans cette couche maintes et maintes fois remaniée, des objets apparaissent à nouveau. Plusieurs fois déplacés, ils se trouvent cependant hors contexte archéologique.

Le retour en surface est pénible, des paquets de mer s’abattent sur nous. Dès que les embarcations sont à bord, les conservatrices prennent en charge les objets récupérés avec beaucoup de précaution.

L’après-midi, une deuxième équipe de plongeurs retourne sur place. Les choses se mettent en place.

Préparation du travail des conservatrices.

De mon côté, je me consacre à dessiner un objet en alliage cuivreux dont la fonction n’est pas déterminée. Pour préparer le briefing du soir, je superpose le profil de la Boussole et une coupe longitudinale de la faille. Il apparaît alors trois points de concordance : la zone A de la fouille correspond aux logements des officiers et des savants, ce n’est pas une découverte ; la zone B avec du lest qui parait proche du grand mât, enfin les ancres qui se trouvent à l’entrée de la faille dont l’une pourrait bien être une ancre de bossoir.

Articles Récents

Search

Catégories