Prospections à terre.
Aujourd’hui dimanche, les archéologues terrestres se dirigent vers la terre quant aux plongeurs … ils scrutent de nouveau le ciel.
Le petit déjeuner pris (copieux), les « terriens » enfilent leurs brassières orange avant d’embarquer dans les embarcations qui assurent la navette avec l’île. La multitude de caisses contenant le matériel de prospection tirées des entrailles du navire a été débarquée : le Dumont d’Urville, dont les cales se vident, est maintenant haut sur l’eau.
Une première équipe de plongeurs de la Marine se rend sur le site de la faille pour y installer des mouillages. Le vent encore fort et la mer formée ne facilitent pas leur mise en place. Les plongeurs reviennent après avoir pu mettre en place le mouillage de sécurité à l’entrée de la « faille », mais ils ont renoncé à mouiller celui de la plateforme de travail. Les prévisions météo pour les trois prochains jours ne sont pas bonnes : vent fort, clapot dans le lagon et grains passagers ! Nous aviserons lors du point ce que nous ferons à 8h00 demain matin.
Faute de pouvoir me mettre à l’eau, je m’attache à reproduire un plan de la zone de travail. A partir de deux plans aux échelles différentes, je dessine un plan au 1/20e. Je réalise un plan suffisamment grand et clair pour que les nombreuses personnes qui assistent au « briefing » du soir puissent le voir depuis les derniers rangs.
Vers 18h00 a lieu la réunion de synthèse du soir (briefing). Après le rappel des consignes de sécurité d’usage et de quelques autres consignes à appliquer, chaque « responsable » fait un compte rendu des activités de la journée.
L’équipe sous-marine fait le point sur l’opération effectuée au mois de mai dernier. Pour sécuriser le site, les parois de la faille ont été rectifiées, ce qui a entraîné une quantité considérable de gravats qui recouvre le sol, le site a été en partie remblayé. Dans la partie Nord, il nous faudra au moins trois jours de travail pour arriver à la couche archéologique, moins sans doute au Sud.
L’équipe terrestre a pris contact avec la population et a embauché quelques ouvriers pour débroussailler. Il a fallu tenir compte, pour répartir le travail de chaque côté de la rivière, du fait que deux communautés différentes y habitent : les Mélanésiens et les Ticopiens (qui sont des Polynésiens).