Repos forcé.
Journée de repos forcé pour l’équipe sous-marine. Depuis hier, en soirée, le vent s’est établi à 30 nœuds avec des rafales poussant même à 35. La pluie s’abat en grains violents mais qui ne durent pas très longtemps. Le soleil n’a pas fait son apparition de la journée. La mer est couverte de moutons et la barrière récifale est une ligne continue blanche qui barre le paysage.
Bien que moins pénalisées, les équipes à terre subissent elles aussi les conséquences du mauvais temps. Le travail est difficile d’autant que le passage des navettes vers la terre est contrarié par la pluie et la houle.
La décision de ne pas mettre en place la plateforme sur le site a été prise rapidement au petit déjeuner, toutes les plongées ont été suspendues jusqu’à nouvel ordre. Si la plongée est encore possible, le bateau support ne peut pas se mettre au mouillage, et la solution de faire des ronds dans l’eau n’est pas raisonnable, d’autant que sans plateforme il est impossible de mettre en œuvre les motopompes.
Ce repos forcé permet à chacun de rattraper son retard administratif et de se reposer. Chacun en profite pour mettre à jour ses bases de données, classer ses photos et rédiger soit une note soit un rapport.
Les oreilles commencent à gratter, les gorges raclent, la moindre petite égratignure s’auréole de rouge. Les piqûres de moustiques ressemblent à de gros boutons … L’eau de mer et l’humidité ambiante ne favorisent pas la cicatrisation des plaies.
Par sécurité la plateforme a été mouillée près du village et l’hydravion est échoué sur la plage.
Nous aurons probablement le même temps demain puisque la météo ne prévoit pas d’amélioration avant la nuit de demain à après-demain. Ce contre temps n’arrange pas tout le monde, un départ par hélicoptère était prévu demain pour ramener à Nouméa ceux d’entre nous que leurs obligations professionnelles contraignent de rentrer avant la fin de la mission.
Nous allons participer au « débriefing » de la journée dans quelques minutes mais, pour une fois, les responsables des fouilles sous-marines n’auront rien à dire, sinon qu’il faut attendre.