Voir les dessins des élèves de Semoy

"Actu" du forum

  • Par max
    Posté le 30 Nov 2017
    Le 27 novembre 2017, l'exposition Connectivités a été inaugurée au MUCEM (Marseille), cette exposition semi-permanente qui doit durer trois ans est présentée dans la Galerie de la Méditerranée. Elle est consacrée dans sa partie historiques...
  • L'antenne Languedoc du GRAN a organisé une deuxième campagne de prospection magnétique dans le golfe d'Aigues Mortes, à l'ouvert de l'ancien Grau de Melgueil. Cette mission s'est déroulées entre le 10 et le 24 septembre 2017 avec comme...
  • Par max
    Posté le 02 Sep 2017
    A l'occasion de la mise en ordre, des archives du GRAN, j'ai entrepris de légender les photographies prises lors de notre première opération : le sondage sur l'épave de la flûte la Baleine en 1980. En vérifiant le nom de Jack Prudhomme, l'un...
  • Le n° 287 (juillet 2017) du Chasse-Marée, a publié un article consacré au naufrage de l'Utile sur l'île de Tromelin et à ses conséquences. Intitulé :"Tromelin, le naufrage d'une conscience" , l'article rédigé par Nathalie Couilloud est...
  • L'inauguration de l'exposition "Tromelin, l'île des esclaves oubliés" a eu lieu comme prévu le 15 juin 2017 au Musée Basque de Bayonne. A cette occasion, Jacques Battesti, attaché de conservation et chargé de l'installation de l'exposition a...
  • L'exposition, "Tromelin, l'île des esclaves oubliés" fait escale à Bayonne du 15 juin au 5 novembre 2017. A cette occasion l'accent a été mis sur la construction et l'armement de l'Utile à Bayonne. Le bulletin des Amis du Musée Basque publie...

Le carnet de la mission 2013 [ordre chronologique inversé]


30 septembre 2013
Le site avant les fouillesRebouchage du siteLa pièce fermée par son mur


Il a bien fallu s’y résoudre !

D’un seul coup, nous allons donc effacer l’image du travail accompli depuis six semaines, mais aussi celle de nos efforts, de nos interrogations, de nos satisfactions.

Dès le matin, la pelle mécanique et le tracteur ont commencé à remuer les tonnes de sable accumulées. En  un clin d’œil, les murs que nous avions dégagés, nettoyés, brossés à la balayette ou au pinceau pour les photos, disparaissent et le paysage ressemble bien vite à une dune anonyme.

Pendant que les engins s’agitent sur le site principal, Joë regarde encore une fois le petit bâtiment dégagé vendredi. Il gratte un peu, pas beaucoup, car Thomas ne souhaite pas que nous nous aventurions sous le bâtiment de gonflage. Une paroi bien propre de sable ferme le fond du bâtiment.

Tout à coup, presque sans qu’il s’en aperçoive le sable tombe et découvre un mur solidement constitué.

Stupéfaction, le bâtiment n’a donc pas d’entrée ! Tel qu’il se présente maintenant, il nous laisse vraiment perplexe : sa surface de 1,3 m par 1 m est entièrement entourée de murs robustes bien qu’un peu plus étroits qu’à l’accoutumée.

A quoi a donc servi cette pièce, a-t-elle été ouverte avant d’être fermée, pourquoi un travail de construction aussi difficile a-t-il été entrepris pour un espace utile aussi minuscule ?

Chacun, on le devine, commence à ruminer dans son coin pour trouver une réponse à cette énigme.

Hier soir, nous avons observé le phénomène dont la télévision réunionnaise a parlé ce midi. Dans le ciel nocturne de l’île est apparu un très grand halo lumineux doublé d’une grande couronne également lumineuse. Le premier à observer ce halo, Joë vient me chercher et nous regardons évoluer le phénomène, d’abord presque fixe, il défile doucement de l’ouest vers l’est. Nous distinguons bientôt au centre de la lueur un satellite qui trace sa route.  Nous nous retrouvons bientôt presque tous avec le nez en l’air. Peut-être s’agit-t-il d’un satellite d’observation qui balaye la terre avec un faisceau radar ou infrarouge qui interagit avec les nuages ou la haute atmosphère ?

Arrivées aussi de Nîmes, quelques informations concernent la dernière pièce de monnaie mise au jour. Sébastien Berthaut-Clarac a déniché une photo sur Internet qui confirme la partie du texte que nous avions déchiffrée et la complète.

Autour des armes d’Espagne, surmontées d’une couronne royale, on peut lire sur le droit : PHILIP.V.D.G.HISPAN.ET.IND.REX soit ; « Philippe V par la grâce de Dieu, Roi d’Espagne et des Indes ». La pièce est donc bien espagnole et a été frappée entre 1700 et 1746, dates du règne de Philippe V. Le chiffre 4, à droite des armoiries, indique la valeur, quatre pesos peut-être?

Au revers, nous ne lisons pas la date, le lieu du monnayage, quant à lui, est indiqué par une lettre figurant avant et après la date, mais ce n’est vraiment pas très lisible, avec beaucoup de réserve je lis un T, pour Tolède ? 

Max Guérout