Voir les dessins des élèves de Semoy

"Actu" du forum

  • Par max
    Posté le 31 Juil 2018
    Elsa Saïsset, une jeune graveuse qui vit à Nantes vient de réaliser six eaux-fortes inspirées par l'histoire et les recherches effectuées dans le cadre du programme "Esclaves oubliés". L'une d'elles figure en page d’accueil de notre...
  • Par max
    Posté le 28 Mai 2018
    Le dimanche 27 mai 2018, un entretien de Max Guérout avec Vincent Charpentier a été diffusé sur France Culture dans le cadre de l'émission Carbone 14. Sous le titre plein d'humour de :"Phénicie aussi"; Max y évoque l'histoire du naufrage de...
  • Robin Lamothe vient de nous faire part de son projet chorégraphique dont on peut voir un court extrait en page d'accueil du site. Voici un extrait du dossier artistique qui accompagne cette chorégraphie intitulée : Mémoire d'un oubli, un texte...
  • Par max
    Posté le 30 Nov 2017
    Le 27 novembre 2017, l'exposition Connectivités a été inaugurée au MUCEM (Marseille), cette exposition semi-permanente qui doit durer trois ans est présentée dans la Galerie de la Méditerranée. Elle est consacrée dans sa partie historiques...
  • L'antenne Languedoc du GRAN a organisé une deuxième campagne de prospection magnétique dans le golfe d'Aigues Mortes, à l'ouvert de l'ancien Grau de Melgueil. Cette mission s'est déroulées entre le 10 et le 24 septembre 2017 avec comme...
  • Par max
    Posté le 02 Sep 2017
    A l'occasion de la mise en ordre, des archives du GRAN, j'ai entrepris de légender les photographies prises lors de notre première opération : le sondage sur l'épave de la flûte la Baleine en 1980. En vérifiant le nom de Jack Prudhomme, l'un...

Le carnet de la mission 2013 [ordre chronologique inversé]


29 septembre 2013
Des p'tits tris, toujours des p'tits trisL'écran livre ses premiers plansMax examine les objets archéologiquesLe chapeau en cocotier porté par Zineb, realisé par VéroniqueBako prépare un gâteau malgacheSimon, le chef de station


Le temps qui reste

« Combien de temps j’ai encore,
Des années, des jours ou des heures,
Quand j’y pense mon cœur bat si fort

Combien de temps encore ? »

Les premiers vers de cette chanson semblent particulièrement appropriés aujourd’hui. Sans doute est-ce dû au fait que nous arrivons au terme des sept semaines de la mission et que chacun d’entre nous voit le temps lui filer entre les doigts, alors que le travail qui reste à faire ne veut décidément pas se laisser faire et aller plus vite que la musique.

Allons voir, si vous le voulez bien, comment ce temps qui passe devient le temps qui reste et comment nous nous transformons en fourmis s’agitant pour essayer de tout finaliser avant le départ de vendredi prochain.

Il y a d’abord les imperturbables, comme Thomas, qui profite de chaque moment pour saisir dans son ordinateur les points topographiques enregistrés sur le terrain afin de réaliser un plan précis du site général des fouilles.

Autre imperturbable, Max, frisant avec le stoïcisme légendaire qui le caractérise, embrasse quant à lui l’ensemble du mobilier archéologique inventorié et prélève des éléments intéressants pour la future étude des objets.

Il y a ensuite les besogneux (ou les malchanceux), celles et ceux, comme Véronique, Bako, Joë et Jean-François, qui doivent trier, trier et encore trier les restes des seaux tamisés ou inventorier encore et toujours les découvertes des derniers jours.

Il y a enfin les nettoyeurs, Philippe en tête, qui trépignent pour pouvoir commencer à reboucher les tas de sable que nous avons formés (aux dernières nouvelles 350 m3) pour pouvoir travailler sur le sol des naufragés de l’Utile

Pendant ce temps, le trio de choc de nos plaisirs gustatifs, vous avez sûrement reconnu Zineb, Jean-Michel et Patrick qui rivalisent d’ingéniosité et de créativité pour que les repas, qui devraient avoir un goût de fin de stock, conservent, malgré tout, leurs lots de surprises et ravivent notre gourmandise à peine voilée.

Quant à Simon, le chef de station, il veille. Comme tout doit être fin prêt un peu avant la date programmée du retour, il s’affaire partout, préparant ici les paquets des déchets, nettoyant là les abords des lieux, sans compter l’aide précieuse qu’il nous apporte au quotidien.

La dernière fourmi du groupe, Lauren, fixe en images tous ces moments qui bientôt vont appartenir au passé. Et lorsque nous serons tous rentrés, elle sera encore dans cet univers en visionnant les rushes pour le montage des documentaires qu’elle est chargée de réaliser.

Ce dernier week-end est en même temps la dernière ligne droite avant que nous puissions retrouver nos proches. Il était temps !

Jean-François Rebeyrotte