Voir les dessins des élèves de Semoy

"Actu" du forum

  • Nous venons de recevoir le Dossier d'Archéologie Polynésienne n°6 concernant les recherches archéologiques menées en Polynésie française entre 2005 er 2015. Il contient à la page 215, la publication du travail effectué par Robert...
  • En date du 25 février 2022, un article écrit par Leire Ariz vient d'âtre publié par le journal espagnol en ligne PUBLICO, en lien avec l'exposition actuellement présentée au Musée Maritime Basque de San Sébastien. Lien ci-dessous : Publico...
  • Par max
    Posté le 22 Fév 2022
    Cette année le GRAN fête son 40ème anniversaire. Alain Bellot notre président a adressé aux membres présents et passés la lettre ci-jointes. M.G. Les40ansduGRAN.pdf
  • Par max
    Posté le 26 Oct 2021
    Nous apprenons ce matin la triste nouvelle du décès de Pierre Brocot, l’un des premiers membres du GRAN, dont il fut longtemps la cheville ouvrière. Plongeur démineur, généreux, ne ménageant jamais ses efforts, toujours prêt à organiser...
  • Par max
    Posté le 20 Oct 2021
    Mardi 19 octobre a eu lieu le vernissage de l'exposition Salammbô au MUCEM. Cette exposition d'abord présentée à Rouen, explore l'œuvre de Gustave Flaubert. Sylvain Amic et Myriam Morel-Deledalle en sont les commissaires. La fouille du Magenta...
  • L'exposition légère itinérante "Les esclaves oubliés de Tromelin" est installée depuis le 27 septembre 2021 dans la bibliothèque du lycée Emile Zola d'Aix-en-Provence. Elle y demeurera jusqu'au 17 janvier 2022. Le journal du centre de...

Le carnet de la mission 2013 [ordre chronologique inversé]


26 septembre 2013
Les yeux sont fixés sur la mer pour voir les baleinesLe dessin sélectionné de la classe de Semoy


La journée a commencé sans presque un souffle de vent, c’est la première fois depuis le début de notre séjour. La mer est calme et les baleines, qui semblent se plaire dans les eaux de Tromelin, s’ébattent à petite distance du rivage. L’une d’elle et son petit nous ont offert hier, à l’heure du repas de midi, un festival de cabrioles impressionnantes, sautant plus qu’à moitié hors de l’eau pour retomber dans une magnifique gerbe d’écume.

L’absence de vent a une contre partie : il fait beaucoup plus chaud et le travail devient plus pénible.

La topographie détaillée du site et de ses environs s’est activement poursuivie, pendant que nous continuons à fouiller le très gros amas de cendres où a été découverte avant-hier la pièce portugaise. A ce propos nous devons une rectification, si l’info concernant l’identification nous a été envoyée par Edouard Jacquot, c’est à Anne-Laure Dijoux que nous devons d’avoir rapidement déniché la réponse.

Avec Bako, nous fouillons la cendre et en peu de temps nous sommes devenus de véritables charbonniers.

Près d’une vingtaine de coquilles de bénitiers sont extraites et un nombre impressionnant de clous de toutes dimensions. Nous ne sommes pas loin de l’endroit où a été construite la forge par les marins de l’Utile, et le nombre de clous indique sans doute que c’est le bois de charpente du navire qui a alimenté le feu. Malgré tout, la forge elle-même nous échappe toujours.

Cependant l’information qui nous intéresse le plus est que la forge a été utilisée comme foyer par les Malgaches après le départ des Français, en témoignent les fragments de cuivre et une ébauche de cuillère retrouvés, mêlés à la cendre.

Dans l’après-midi, le secteur de fouille est encore agrandi et une nouvelle pièce de monnaie est trouvée alors que la pelle mécanique est toujours en action.

Cette fois l’identification ne va pas être simple car elle est très usée. La pièce en cuivre a un diamètre de 26 mm, on y distingue Philippe peut-être suivi de V, le contour d’un écu au centre surmonté d’une couronne. La frappe est très excentrée et les lettres sont un peu coupées d’un côté. Philippe V fut roi d’Espagne de 1700 à 1746. Cela nous renvoie peut-être à nouveau à l’un des marins espagnols embarqués à bord de l’Utile. 

Nous avons choisi de présenter dans le journal l’un des dessins de la classe de CM2 de Semoy reçu ce week-end, il n’est malheureusement pas signé. Nous attendons de connaître son auteur. Il a été choisi à la fois pour son évocation du naufrage avec les esclaves enchaînés dans la cale, mais aussi pour sa qualité artistique.

Max Guérout