Voir les dessins des élèves de Semoy

"Actu" du forum

  • Vous trouverez en pièce jointe la réponse que M. B. David, Président du Muséum .national d'histoire naturelle, nous a adressée en réponse à notre lettre du 21 février 2019. Nous sommes très heureux de cette mise au...
  • Par max
    Posté le 05 Mar 2019
    Présentée par Stéphanie Gallet, RCF a diffusé lundi 4 mars l'interview : Max Guérout et l'exposition "Tromelin, l'île des esclaves oubliés" MG
  • Par max
    Posté le 25 Fév 2019
    Béziers, le 21 février 2019 M. Bruno David Président du muséum national d’histoire naturelle 57 Rue Cuvier, 75005 Paris Monsieur le Président, votre...
  • L'Advisory Council of Underwater Archaeology (ACUA) vient de publier un article faisant le bilan des recherches effectuées en baie de Saint-Pierre (Martinique) : Guibert Guérout Serra 2018 : GUIBERT (Jean-Sébastien), GUEROUT (Max), SERRA...
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Le carnet de la mission 2013 [ordre chronologique inversé]


7 septembre 2013
Le petit harpon désormais inventorié



En matinée, pendant que les uns se livrent aux joies relatives de l’inventaire, les autres poursuivent leur quête minutieuse sur le terrain.

Le samedi est aussi le moment privilégié de faire le bilan de la semaine écoulée.

Nous n’avons guère progressé dans la compréhension du site principal.

Les vestiges des constructions, en partie détruits par les travaux d’installation de la station météo, sont encore difficiles à interpréter, nous n’avons toujours pas la certitude que les bâtiments ont été construits les uns contre les autres, autour d’une sorte d’espace qui pourrait être une cour centrale.

Les sondages effectués au Nord ont certes livré des objets intéressants, mais hors contexte archéologique, ce qui nous laisse fort perplexes.

Parmi les objets qui ont été trouvés, quatre sortent du lot : un outil, une sorte de racloir, fabriqué à partir d’un fer plat ; un disque de plomb, sans doute un couvercle de récipient, un plat en cuivre et une pointe de harpon. Souhaitons que les prochaines découvertes se maintiennent à ce rythme.

J’ai profité de l’après-midi libre et d’un ciel couvert, pour longer la côte Est depuis la station, en suivant le rivage vers le treuil qui se trouve dans le sud de l’île.

Demain, la marée sera basse vers 09h00 et nous essayerons d’aller le mesurer. Il appartient à une épave que nous n’avons pas identifiée, mais l’analyse des divers éléments repérés dans l’eau ou sur le rivage permet de penser qu’il s’agit d’un bâtiment d’environ 1300 tonnes, perdu à la fin du XIXème siècle ou au début du siècle suivant.

Nous ne savons pas si des rescapés de ce naufrage ont vécu sur l’île, ni s’ils ont survécu ou tenté de quitter l’île.

Une autre question vient naturellement à l’esprit : le bâtiment mis au jour en 2010, construit avec certitude après le départ des naufragés de l’Utile et avant la construction de la station météo aurait-il été bâti par ces naufragés ?

Max Guérout