Voir les dessins des élèves de Semoy

"Actu" du forum

  • Vous trouverez en pièce jointe la réponse que M. B. David, Président du Muséum .national d'histoire naturelle, nous a adressée en réponse à notre lettre du 21 février 2019. Nous sommes très heureux de cette mise au...
  • Par max
    Posté le 05 Mar 2019
    Présentée par Stéphanie Gallet, RCF a diffusé lundi 4 mars l'interview : Max Guérout et l'exposition "Tromelin, l'île des esclaves oubliés" MG
  • Par max
    Posté le 25 Fév 2019
    Béziers, le 21 février 2019 M. Bruno David Président du muséum national d’histoire naturelle 57 Rue Cuvier, 75005 Paris Monsieur le Président, votre...
  • L'Advisory Council of Underwater Archaeology (ACUA) vient de publier un article faisant le bilan des recherches effectuées en baie de Saint-Pierre (Martinique) : Guibert Guérout Serra 2018 : GUIBERT (Jean-Sébastien), GUEROUT (Max), SERRA...
  • Le 15 novembre 2018, Joë est intervenu devant une classe de première du Lycée Alexis de Tocqueville à Cherbourg, pour parler de l'histoire des "esclaves oubliés" et des missions archéologiques effectuées à Tromelin . Parmi une vingtaine de...
  • Merci pour l'infos, c'est très intéressant :)

Le carnet de la mission 2013 [ordre chronologique inversé]



6 septembre 2013
Joë dans son très grand bac à sableVeronique répartit les éléments anatomiques des restes d'oiseaux trouvésLe supposé lapin desossé avant d'entrer dans la marmite


Temps radieux encore, la mer plate a perdu ses « moutons ».

L’équipe se disperse pour effectuer plusieurs tâches :
dans deux secteurs, Jean-François et Joë d’une part, et Bako et Max d’autre part, s’attellent au travail habituel, Thomas se penche de son côté sur le sondage où le plateau en cuivre a été retrouvé hier, dans l’espoir d’y retrouver les niveaux de sédiment qui nous intéressent. Véronique entreprend le tri des os d’oiseaux déjà récupérés, soit directement par les fouilleurs, soit après tamisage du sédiment. Enfin, Philippe, avec la pelle mécanique, aidé par Simon, rebouche les premiers sondages qui se sont révélés négatifs.

Bien que nous ne soyons pourtant pas à la veille de notre départ, nous prenons nos précautions, marqués par le souvenir de la panne du tracteur en 2008, qui nous a contraints à reboucher le site entièrement à la main.

Au menu du déjeuner, un mystérieux « lapin en cube »… En fait, une viande non étiquetée et donc non identifiée, totalement désossée, coupée en petits morceaux et conditionnée en cubes. Ce n’est pas mauvais mais, contrairement au nom que lui donnent les cuisiniers, ça n’a pas du tout le goût de lapin.

Dans le carré fouillé par Jean-François et Joë, un beau bénitier émerge du sable, mais peu de temps après un autre objet lui vole la vedette. Il s’agit d’une pointe de harpon en fer, bien conservée. Il n’a pas été fabriqué par les naufragés, mais provient de l’épave de l’Utile, il figure d’ailleurs dans les inventaires du matériel trouvés dans les archives de la Compagnie des Indes, à Lorient.

Dans son carré, Bako a dégagé un trou, utilisé comme foyer ou comme vidange de foyer, dont le niveau indique qu’il a probablement été utilisé avant même la construction du premier bâtiment.

Au moment de quitter le chantier, nous sommes attirés par le cri inhabituel de trois oiseaux qui nous survolent : nous avons encore une fois la visite de trois phaétons, les fameux « paille en queue »

Max Guérout