Voir les dessins des élèves de Semoy

"Actu" du forum

  • L'exposition "les esclaves oubliés de Tromelin", a été présentée à l'Université de Perpignan (UPVD) du 28 novembre 2020 au 3 mai 2021. A l'initiative de la Fondation UPVD, une vidéo de présentation a été réalisée. Lien : ...
  • Le journal du soir (19/20) du 3 mars 2021 de France 3 Languedoc Roussillon évoque les recherches du GRAN en baie d'Aigues Mortes (Programme Grau de Melgueil). Suivre le lien suivant, le sujet se trouve à la minute 14 France 3 M.G.
  • Par max
    Posté le 11 Fév 2021
    La Société archéologique littéraire et scientifique de Béziers, présente sur son site Internet une conférence filmée de Max Guérout concernant l'histoire de l'aviso Sphinx connu pour avoir remorqué d'Alexandrie au Havre l'allège...
  • Par max
    Posté le 03 Sep 2020
    Ci-joint le programme de l'exposition "Tromelin - L'île aux esclaves oubliés" présenté à la Médiathèque Béziers -Méditerranée.
  • A l'occasion de la 15ème journée des mémoires de la traite et de l'esclavage, le Musée de l'homme revient sur l'exposition : "Les esclaves oubliés de...
  • Le Dr. Felipe Castro gère une base de données comportant un répertoire de près de 1000 épaves : THE NAUTICAL ARCHAEOLOGY DIGITAL LIBRARY à l'adresse : https://nadl.tamu.edu/ La fiche concernant l'épave de la Lomellina est consultable à...

Le carnet de la mission 2013 [ordre chronologique inversé]



6 septembre 2013
Joë dans son très grand bac à sableVeronique répartit les éléments anatomiques des restes d'oiseaux trouvésLe supposé lapin desossé avant d'entrer dans la marmite


Temps radieux encore, la mer plate a perdu ses « moutons ».

L’équipe se disperse pour effectuer plusieurs tâches :
dans deux secteurs, Jean-François et Joë d’une part, et Bako et Max d’autre part, s’attellent au travail habituel, Thomas se penche de son côté sur le sondage où le plateau en cuivre a été retrouvé hier, dans l’espoir d’y retrouver les niveaux de sédiment qui nous intéressent. Véronique entreprend le tri des os d’oiseaux déjà récupérés, soit directement par les fouilleurs, soit après tamisage du sédiment. Enfin, Philippe, avec la pelle mécanique, aidé par Simon, rebouche les premiers sondages qui se sont révélés négatifs.

Bien que nous ne soyons pourtant pas à la veille de notre départ, nous prenons nos précautions, marqués par le souvenir de la panne du tracteur en 2008, qui nous a contraints à reboucher le site entièrement à la main.

Au menu du déjeuner, un mystérieux « lapin en cube »… En fait, une viande non étiquetée et donc non identifiée, totalement désossée, coupée en petits morceaux et conditionnée en cubes. Ce n’est pas mauvais mais, contrairement au nom que lui donnent les cuisiniers, ça n’a pas du tout le goût de lapin.

Dans le carré fouillé par Jean-François et Joë, un beau bénitier émerge du sable, mais peu de temps après un autre objet lui vole la vedette. Il s’agit d’une pointe de harpon en fer, bien conservée. Il n’a pas été fabriqué par les naufragés, mais provient de l’épave de l’Utile, il figure d’ailleurs dans les inventaires du matériel trouvés dans les archives de la Compagnie des Indes, à Lorient.

Dans son carré, Bako a dégagé un trou, utilisé comme foyer ou comme vidange de foyer, dont le niveau indique qu’il a probablement été utilisé avant même la construction du premier bâtiment.

Au moment de quitter le chantier, nous sommes attirés par le cri inhabituel de trois oiseaux qui nous survolent : nous avons encore une fois la visite de trois phaétons, les fameux « paille en queue »

Max Guérout