Voir les dessins des élèves de Semoy

"Actu" du forum

  • Merci pour l'infos, c'est très intéressant :)
  • Communiqué de presse GRAN Des navires du XIIème siècle devant la Grande Motte (Hérault) ? Le Groupe de recherche en archéologie navale (GRAN), vient de terminer au large de la Grande Motte sa troisième campagne de recherche...
  • Par max
    Posté le 15 Sep 2018
    Le compte-rendu de l'intervention effectuée par le GRAN avec le concours du chasseur de mines Verseau de la Marine nationale, sur l'épave du paquebot Polynésien torpillé par le 10 août 1918 par le sous-marin UC 22 devant le port de Marsaxlok...
  • La première édition de l'album étant épuisée, une seconde édition de l'album : "Esclaves et négriers" vient d'être éditée par les Éditions Fleurus dans la collection : Voir l'histoire. Cette nouvelle édition comporte à la page 59...
  • Par max
    Posté le 31 Juil 2018
    Elsa Saïsset, une jeune graveuse qui vit à Nantes vient de réaliser six eaux-fortes inspirées par l'histoire et les recherches effectuées dans le cadre du programme "Esclaves oubliés". L'une d'elles figure en page d’accueil de notre...
  • Par max
    Posté le 28 Mai 2018
    Le dimanche 27 mai 2018, un entretien de Max Guérout avec Vincent Charpentier a été diffusé sur France Culture dans le cadre de l'émission Carbone 14. Sous le titre plein d'humour de :"Phénicie aussi"; Max y évoque l'histoire du naufrage de...

 

Le carnet de la mission 2013 [ordre chronologique inversé]


4 septembre 2013
Bako du haut de son carréTriage des ossements avant leur enregistrement sous inventaireLe racloir trouvé dans le nouveau secteur de fouilleContour surligné du racloir


Ce matin, branle-bas de combat dans la cuisine, l’un des congélateurs est en panne. Jean-Michel court d’un congélateur à l’autre pour mettre à l’abri le maximum de choses, le pain en particulier.

Les plus pessimistes font déjà grise mine, car le complément de vivre apporté par le Transall de dimanche dernier ne comportait aucun légumes frais, va-t-on devoir manger des conserves pendant un mois ?!

Mais pas de panique, la cavalerie arrive ! À peine éveillé, Philippe va devoir se pencher sur le problème. Un rapide examen montre que les congélateurs, comme les tortues, n’aiment guère ingérer le plastique. Les pales du ventilateur, emberlificotées dans un lien de plastique, se sont bloquées et le moteur électrique a grillé. Philippe démonte le tout, déroule quelques spires de l’enroulement du rotor du moteur et réussit, on ne sait comment, à ressouder les fils. L’ensemble, remonté, fonctionne à nouveau.

Le travail de la journée va devoir quant à lui comporter deux activités distinctes.

En deux jours de fouille, nous avons mis au jour autant « d’objets » que dans les dix jours précédents, il va donc falloir entreprendre l’inventaire dès aujourd’hui pour ne pas être submergé en fin de semaine.
Par objet, il faut entendre tout élément provenant des vestiges de l’Utile et les restes de faune consommée les plus importants, prélevés par carrés.
Jean-François et Joë entreprennent ce travail un peu fastidieux, mais primordial, pour qu’en fin de fouille tous les objets soient enregistrés et que la base de données soit utilisable par tous.
Véronique en profite pour faire un classement préalable des restes de faune, par espèces, et nous donne une idée de son travail de classement et d’étude.

Sur le terrain, Max et Bako travaillent dans un nouveau secteur où se trouvent de très nombreux objets en fer. La plupart sont des ferrures ou des clous provenant de l’Utile mais, nous avons la chance de trouver parmi eux le premier objet en fer fabriqué par les naufragés à l’aide d’un fer plat. Il s’agit d’une sorte de racloir de 4 cm de large, dont l’extrémité a été aménagée pour pouvoir être emmanchée. Le fer a été façonné à froid par martelage, utilisant le même principe de fixation du manche que celui de la cuillère trouvée hier. Quelques fragments de cuivre illustrent également les techniques de découpage et de façonnage employées par nos malgaches.

Le ciel couvert et le vent toujours frais facilitent le travail qui est jusqu’à présent, bien plus agréable qu’en novembre 2010.

Max Guérout