Voir les dessins des élèves de Semoy

"Actu" du forum

  • Le 15 novembre 2018, Joë est intervenu devant une classe de première du Lycée Alexis de Tocqueville à Cherbourg, pour parler de l'histoire des "esclaves oubliés" et des missions archéologiques effectuées à Tromelin . Parmi une vingtaine de...
  • Merci pour l'infos, c'est très intéressant :)
  • Communiqué de presse GRAN Des navires du XIIème siècle devant la Grande Motte (Hérault) ? Le Groupe de recherche en archéologie navale (GRAN), vient de terminer au large de la Grande Motte sa troisième campagne de recherche...
  • Par max
    Posté le 15 Sep 2018
    Le compte-rendu de l'intervention effectuée par le GRAN avec le concours du chasseur de mines Verseau de la Marine nationale, sur l'épave du paquebot Polynésien torpillé par le 10 août 1918 par le sous-marin UC 22 devant le port de Marsaxlok...
  • La première édition de l'album étant épuisée, une seconde édition de l'album : "Esclaves et négriers" vient d'être éditée par les Éditions Fleurus dans la collection : Voir l'histoire. Cette nouvelle édition comporte à la page 59...
  • Par max
    Posté le 31 Juil 2018
    Elsa Saïsset, une jeune graveuse qui vit à Nantes vient de réaliser six eaux-fortes inspirées par l'histoire et les recherches effectuées dans le cadre du programme "Esclaves oubliés". L'une d'elles figure en page d’accueil de notre...

Le carnet de la mission 2013 [ordre chronologique inversé]


25 août 2013
Les tests de prise de vue en prévision de la future expositionLe retour des fous

Aujourd’hui, le rédacteur en chef habituel du journal prend sa journée de repos hebdomadaire et nous en profitons pour faire une édition spéciale week-end pour nos lectrices et lecteurs assidus.

La vie de l’équipe en dehors des journées de fouilles peut se résumer ainsi : grasse matinée (réveil à partir de 6h30 au lieu des 5h45 habituels !!!) et petit déjeuner se déroulant sans limite de temps car en temps normal il est ponctué par l’appel du briefing sonnant le début des travaux quotidiens.

Puis chacun prend le pas de sa journée, qu’il ou elle organise selon ses envies ou obligations : promenades tout autour de l’île ou sur les plages, travail personnel ou plus prosaïquement lessive. Certains d’entre nous s’essayent même à faire valoir leurs talents de cuisinier-pâtissier.

En prévision du projet d’exposition de l’année prochaine, nous avons profité de la journée pour tester un dispositif de prises de vue permettant par la suite de donner l’impression du temps qui passe sur l’île. Beaucoup de calages sont encore nécessaires et les six semaines de la mission ne seront pas de trop pour tenter de résoudre toutes les difficultés que nous rencontrons.

Celle qui nous pose le plus de problème consiste à alimenter électriquement en continu la caméra alors que le courant, généré par les groupes électrogènes, est coupé à plusieurs reprises dans la journée puis à partir de 22h jusqu’à 05 heures le lendemain.

Depuis la fenêtre du bureau, où nous rédigeons le journal, nous voyons le retour des fous partis en mer pêcher, annonçant ainsi la fin du jour.

Cette ambiance particulière renforce un sentiment d’isolement que les esclaves oubliés de l’Utile ont dû plus que ressentir pendant les quinze années de leur séjour forcé.

Jean-François Rebeyrotte