Voir les dessins des élèves de Semoy

"Actu" du forum

  • Vous trouverez en pièce jointe la réponse que M. B. David, Président du Muséum .national d'histoire naturelle, nous a adressée en réponse à notre lettre du 21 février 2019. Nous sommes très heureux de cette mise au...
  • Par max
    Posté le 05 Mar 2019
    Présentée par Stéphanie Gallet, RCF a diffusé lundi 4 mars l'interview : Max Guérout et l'exposition "Tromelin, l'île des esclaves oubliés" MG
  • Par max
    Posté le 25 Fév 2019
    Béziers, le 21 février 2019 M. Bruno David Président du muséum national d’histoire naturelle 57 Rue Cuvier, 75005 Paris Monsieur le Président, votre...
  • L'Advisory Council of Underwater Archaeology (ACUA) vient de publier un article faisant le bilan des recherches effectuées en baie de Saint-Pierre (Martinique) : Guibert Guérout Serra 2018 : GUIBERT (Jean-Sébastien), GUEROUT (Max), SERRA...
  • Le 15 novembre 2018, Joë est intervenu devant une classe de première du Lycée Alexis de Tocqueville à Cherbourg, pour parler de l'histoire des "esclaves oubliés" et des missions archéologiques effectuées à Tromelin . Parmi une vingtaine de...
  • Le Musée du Louvre présente du 26 septembre 2018 au 1er juillet 2019, une exposition intitulée : L'archéologie en bulles. Cette exposition présente deux des planches de la BD que Sylvain Savoia a consacré à la fouille de Tromelin (Chapitre :...

Le carnet de la mission 2013 [ordre chronologique inversé]


24 août 2013
Les traces des travaux de la station météo en 1954-56La deuxième tranchée vue d'en hautRezah nettoie délicatement le siteTout cela nous réserve bien des surprises


Nous avons eu une nouvelle nuit agitée.
Le paravent en toile plastifiée, installé par Philippe autour de la douche en plein air, fait un tel raffut dans le vent qui souffle en rafales que les locataires de la case malgache sont obligés de dormir volets clos.
Demain il va falloir prendre des ris dans la toile !

En matinée, toute l’équipe s’affaire autour d’une portion du site principal où sont concentrées les traces des travaux d’installation de la station météo en 1954-1956. 

On y trouve réunis : le câble électrique de l’éolienne, une conduite d’eau enterrée, un fût de 200 litres rempli de ciment qui servait d’ancrage à un hauban de l’éolienne.

Malgré les destructions occasionnées par ces travaux, nous avons dégagé la partie haute d’un mur de près de cinq mètres de long qui soulève bien entendu des questions.

Dans le premier bâtiment mis au jour, le bâtiment aux tritons, Rezah, notre ami mauricien, travaille la truelle à la main.
Il fouille méthodiquement, couche après couche, un carré d’un mètre carré et avoue le faire avec grand plaisir, réalisant là un rêve d’enfant.

Sur le second site, chacun a cogité pour expliquer l’absence d’indices.
En fait le sol primitif se trouve là, sous seulement une trentaine de centimètres de sable et si, comme sur le site principal, tous les blocs de corail apparents ont été utilisés en 1954 pour constituer les fondations des bâtiments de la station, ici pratiquement tout a été réemployé !
Pour cette raison, nous ne trouverons que la base d’un mur limitée à une trentaine de centimètre, c’est une réelle déception.

Au début de l’après-midi, Véronique se met en tête d’aller chercher le puits, toujours introuvable.
Elle a vu, et appris de son père, comment chercher de l’eau avec deux tiges de métal. Après avoir regardé les plans dessinés par les naufragés de l’Utile à leur retour, où figure l’emplacement du puits, elle part d’un pas résolu vers le centre de l’île.

Max Guérout