Voir les dessins des élèves de Semoy

"Actu" du forum

  • L'exposition légère itinérante "Les esclaves oubliés de Tromelin" est installée depuis le 27 septembre 2021 dans la bibliothèque du lycée Emile Zola d'Aix-en-Provence. Elle y demeurera jusqu'au 17 janvier 2022. Le journal du centre de...
  • Par max
    Posté le 31 Mai 2021
    Le Musée de l'Ephèbe vient de publier le programme des animations accompagnant la présentation de l'exposition "Tromelin, les esclaves oubliés".: EXPOSITION « TROMELIN, L’ÎLE AUX ESCLAVES OUBLIÉS » JUIN – SEPTEMBRE 2021 ÉVÉNEMENTS...
  • Une nouvelle version de l'étude de l'artillerie de la Lomellina est publiée sur HAL. Elle présente l'étude d'une pièce d'artillerie dont le traitement de conservation au laboratoire ARC'Antique de Nantes vient de se terminer et de plusieurs...
  • Publication : VECCELLA Robert, 2021, Expertise archéologique au lieu dit « le Rabot » et prospections terrestres dans les vallées adjacentes, dans Dossier d’archéologie Polynésienne n°6 – Bilan de la recherche archéologique en...
  • L'exposition "les esclaves oubliés de Tromelin", a été présentée à l'Université de Perpignan (UPVD) du 28 novembre 2020 au 3 mai 2021. A l'initiative de la Fondation UPVD, une vidéo de présentation a été réalisée. Lien : ...
  • Le journal du soir (19/20) du 3 mars 2021 de France 3 Languedoc Roussillon évoque les recherches du GRAN en baie d'Aigues Mortes (Programme Grau de Melgueil). Suivre le lien suivant, le sujet se trouve à la minute 14 France 3 M.G.

Le carnet de la mission 2013 [ordre chronologique inversé]


24 août 2013
Les traces des travaux de la station météo en 1954-56La deuxième tranchée vue d'en hautRezah nettoie délicatement le siteTout cela nous réserve bien des surprises


Nous avons eu une nouvelle nuit agitée.
Le paravent en toile plastifiée, installé par Philippe autour de la douche en plein air, fait un tel raffut dans le vent qui souffle en rafales que les locataires de la case malgache sont obligés de dormir volets clos.
Demain il va falloir prendre des ris dans la toile !

En matinée, toute l’équipe s’affaire autour d’une portion du site principal où sont concentrées les traces des travaux d’installation de la station météo en 1954-1956. 

On y trouve réunis : le câble électrique de l’éolienne, une conduite d’eau enterrée, un fût de 200 litres rempli de ciment qui servait d’ancrage à un hauban de l’éolienne.

Malgré les destructions occasionnées par ces travaux, nous avons dégagé la partie haute d’un mur de près de cinq mètres de long qui soulève bien entendu des questions.

Dans le premier bâtiment mis au jour, le bâtiment aux tritons, Rezah, notre ami mauricien, travaille la truelle à la main.
Il fouille méthodiquement, couche après couche, un carré d’un mètre carré et avoue le faire avec grand plaisir, réalisant là un rêve d’enfant.

Sur le second site, chacun a cogité pour expliquer l’absence d’indices.
En fait le sol primitif se trouve là, sous seulement une trentaine de centimètres de sable et si, comme sur le site principal, tous les blocs de corail apparents ont été utilisés en 1954 pour constituer les fondations des bâtiments de la station, ici pratiquement tout a été réemployé !
Pour cette raison, nous ne trouverons que la base d’un mur limitée à une trentaine de centimètre, c’est une réelle déception.

Au début de l’après-midi, Véronique se met en tête d’aller chercher le puits, toujours introuvable.
Elle a vu, et appris de son père, comment chercher de l’eau avec deux tiges de métal. Après avoir regardé les plans dessinés par les naufragés de l’Utile à leur retour, où figure l’emplacement du puits, elle part d’un pas résolu vers le centre de l’île.

Max Guérout