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"Actu" du forum

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  • Communiqué de presse GRAN Des navires du XIIème siècle devant la Grande Motte (Hérault) ? Le Groupe de recherche en archéologie navale (GRAN), vient de terminer au large de la Grande Motte sa troisième campagne de recherche...
  • Par max
    Posté le 15 Sep 2018
    Le compte-rendu de l'intervention effectuée par le GRAN avec le concours du chasseur de mines Verseau de la Marine nationale, sur l'épave du paquebot Polynésien torpillé par le 10 août 1918 par le sous-marin UC 22 devant le port de Marsaxlok...
  • La première édition de l'album étant épuisée, une seconde édition de l'album : "Esclaves et négriers" vient d'être éditée par les Éditions Fleurus dans la collection : Voir l'histoire. Cette nouvelle édition comporte à la page 59...
  • Par max
    Posté le 31 Juil 2018
    Elsa Saïsset, une jeune graveuse qui vit à Nantes vient de réaliser six eaux-fortes inspirées par l'histoire et les recherches effectuées dans le cadre du programme "Esclaves oubliés". L'une d'elles figure en page d’accueil de notre...
  • Par max
    Posté le 28 Mai 2018
    Le dimanche 27 mai 2018, un entretien de Max Guérout avec Vincent Charpentier a été diffusé sur France Culture dans le cadre de l'émission Carbone 14. Sous le titre plein d'humour de :"Phénicie aussi"; Max y évoque l'histoire du naufrage de...

Le carnet de la mission 2013 [ordre chronologique inversé]


21 août 2013
Pointe nord sous le grainBriefing du matin, au secHommage aux ancêtres malgaches

Toute la nuit le vent a soufflé et les grains ont défilé.
Le bruit des arbustes secoués par le vent et le déferlement des vagues auront ainsi peuplé le sommeil des joyeux campeurs.

Nos deux botanistes, qui avaient installé leurs lits de camp dans le bâtiment servant de garage à la remorque, se sont réveillés passablement trempés, le toit n’étant pas étanche.

Moins humide, notre début de matinée fut occupé, à l’abri des intempéries, par la présentation des campagnes précédentes et à la préparation du travail à entreprendre.
Les choses sérieuses ont ainsi commencé en fin de matinée, interrompues de temps à autre par le passage d’un grain.

C’est à contrecœur que nous avons dû couper le veloutier se trouvant devant la case malgache. Nous l’avions épargné jusque là, mais il est certain maintenant qu’il se trouve au dessus de l’un des dernier bâtiments construits par les esclaves. Nous en avions déjà parlé avec les TAAF qui nous avaient autorisés à le « sacrifier ».

Une fois le sol dégagé, l’après-midi fut consacré à un premier décapage d’un secteur de trois mètres par trois.

Avant que le travail ne commence, Bako Rasoarifetra tint à faire une courte cérémonie à la mémoire des esclaves, nous disant que si dans la tradition malgache il n’était pas autorisé de déranger la dépouille des ancêtres, dans le cas présent il s’agissait précisément de faire connaître leur histoire et d’honorer leur mémoire. Un peu de rhum fut versé sur le site et chacun en bu une gorgée.

Cette cérémonie me remit en mémoire celle qu’un prêtre tahitien de Moorea en tenue d’apparat vint faire sur notre site de fouille, nous accordant la protection des dieux et sa bénédiction.

Max Guérout