Voir les dessins des élèves de Semoy

"Actu" du forum

  • Par max
    Posté le 26 Oct 2021
    Nous apprenons ce matin la triste nouvelle du décès de Pierre Brocot, l’un des premiers membres du GRAN, dont il fut longtemps la cheville ouvrière. Plongeur démineur, généreux, ne ménageant jamais ses efforts, toujours prêt à organiser...
  • Par max
    Posté le 20 Oct 2021
    Mardi 19 octobre a eu lieu le vernissage de l'exposition Salammbô au MUCEM. Cette exposition d'abord présentée à Rouen, explore l'œuvre de Gustave Flaubert. Sylvain Amic et Myriam Morel-Deledalle en sont les commissaires. La fouille du Magenta...
  • L'exposition légère itinérante "Les esclaves oubliés de Tromelin" est installée depuis le 27 septembre 2021 dans la bibliothèque du lycée Emile Zola d'Aix-en-Provence. Elle y demeurera jusqu'au 17 janvier 2022. Le journal du centre de...
  • Par max
    Posté le 31 Mai 2021
    Le Musée de l'Ephèbe vient de publier le programme des animations accompagnant la présentation de l'exposition "Tromelin, les esclaves oubliés".: EXPOSITION « TROMELIN, L’ÎLE AUX ESCLAVES OUBLIÉS » JUIN – SEPTEMBRE 2021 ÉVÉNEMENTS...
  • Une nouvelle version de l'étude de l'artillerie de la Lomellina est publiée sur HAL. Elle présente l'étude d'une pièce d'artillerie dont le traitement de conservation au laboratoire ARC'Antique de Nantes vient de se terminer et de plusieurs...
  • Publication : VECCELLA Robert, 2021, Expertise archéologique au lieu dit « le Rabot » et prospections terrestres dans les vallées adjacentes, dans Dossier d’archéologie Polynésienne n°6 – Bilan de la recherche archéologique en...

Le carnet de la mission 2013 [ordre chronologique inversé]


21 août 2013
Pointe nord sous le grainBriefing du matin, au secHommage aux ancêtres malgaches

Toute la nuit le vent a soufflé et les grains ont défilé.
Le bruit des arbustes secoués par le vent et le déferlement des vagues auront ainsi peuplé le sommeil des joyeux campeurs.

Nos deux botanistes, qui avaient installé leurs lits de camp dans le bâtiment servant de garage à la remorque, se sont réveillés passablement trempés, le toit n’étant pas étanche.

Moins humide, notre début de matinée fut occupé, à l’abri des intempéries, par la présentation des campagnes précédentes et à la préparation du travail à entreprendre.
Les choses sérieuses ont ainsi commencé en fin de matinée, interrompues de temps à autre par le passage d’un grain.

C’est à contrecœur que nous avons dû couper le veloutier se trouvant devant la case malgache. Nous l’avions épargné jusque là, mais il est certain maintenant qu’il se trouve au dessus de l’un des dernier bâtiments construits par les esclaves. Nous en avions déjà parlé avec les TAAF qui nous avaient autorisés à le « sacrifier ».

Une fois le sol dégagé, l’après-midi fut consacré à un premier décapage d’un secteur de trois mètres par trois.

Avant que le travail ne commence, Bako Rasoarifetra tint à faire une courte cérémonie à la mémoire des esclaves, nous disant que si dans la tradition malgache il n’était pas autorisé de déranger la dépouille des ancêtres, dans le cas présent il s’agissait précisément de faire connaître leur histoire et d’honorer leur mémoire. Un peu de rhum fut versé sur le site et chacun en bu une gorgée.

Cette cérémonie me remit en mémoire celle qu’un prêtre tahitien de Moorea en tenue d’apparat vint faire sur notre site de fouille, nous accordant la protection des dieux et sa bénédiction.

Max Guérout