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Le journal de bord - Malte 2004 [ordre chronologique inversé]


Malte – 9 juin.

 

Adlane Ferchouli se penche sur la motopompe.

 

La plage de Ramla Tat-Torri a retrouvé son calme et ses quelques habitants qui résident là à longueur d’année. Notre équipe, qui comptabilise aujourd’hui 14 personnes, constitue probablement l’essentiel de la population.

Nous installons notre tente et débarquons le matériel et les bouteilles qu’un club de plongée local nous apporte ponctuellement à 08 heures tous les matins.
Joanne Malia nous a rejoint ainsi que Frank Checuti, un de ses collègues de l’Institut de conservation et de restauration.

La motopompe est installée à l’extrémité d’un petit quai en béton. Grâce à l’ajout de cinq longueurs de tuyaux de 20 m nous pouvons atteindre le carré à l’intérieur duquel nous pensons que l’épave se trouve.

 
 

L’installation sur la plage et en arrière plan le site de l’épave de Ramla Ta-Torri.

Gentiment, l’un des riverains vient nous proposer un petit bateau si nous en avons besoin. Nous voulons justement reprendre les positions GPS des blocs de béton sur lesquels sont amarrées les bouées qui nous servent de repères et nous acceptons son offre.

La première tranchée entamée hier et ayant progressé très rapidement nous entamons une seconde saignée à huit mètres plus au sud.

Deux équipes de deux stagiaires effectuent des mesures et nous prenons quelques mesures à l’aide du GPS pour essayer de vérifier le croquis du site dessiné il y a plus de quarante ans. Les mesures effectuées confirment en gros celles qui sont indiquées sur le plan.

 

Frank Checuti à la suceuse

 

Vers midi, Timmy Gambin s’en va chercher le repas froid habituel ; aussitôt revenu il s’équipe et part travailler avec la suceuse en place sur la deuxième saignée. Un cri en surface à peine couvert par le bruit de la motopompe attire l’attention de tout le monde : Timmy vient de trouver une planche très attaquée par les tarets qui semble bien être un morceau de notre épave. Nous sommes à présent près du but et le moral de l’équipe s’en ressent.