Bienvenue, Invité
Nom d'utilisateur : Mot de passe : Se souvenir de moi
Section destinées aux échanges entre les élèves, l'encadrement scolaire et les membres de l'équipe présente sur Tromelin.

SUJET : Questions-réponses : 4ème Bassas Da India

Questions-réponses : 4ème Bassas Da India 19 Sep 2013 16:35 #7738

  • sebastien
  • Portrait de sebastien
  • Hors Ligne
  • Administrateur
  • Messages : 79
Des échanges se font entre le collège Albert Lougnon, à la Réunion (message et questions relayés par Marie Vannier) et l'équipe se trouvant sur Tromelin.

Voici les questions posées par les élèves de la classe de 4ème - Bassas Da India, ainsi que les réponses apportées par Max.

1 – Avez-vous déjà trouvé des corps ?
Au cours de la campagne 2008, nous avons trouvé deux corps. Un jeune homme d’environ 18 ans et une jeune femme d’environ 20 ans. Ces corps n’étaient pas dans une tombe car ils avaient été déplacés par les ouvriers construisant la station météo.

2 – Avez-vous déjà trouvé des objets rares ?
La rareté est une notion relative, un objet peut être rare parce qu’on en connaît pas beaucoup d’exemplaires, ou rare à cause du contexte dans lequel il a été trouvé, ou encore par sa signification. Dans ces deux sens les objets trouvés sont rares, car il existe peu d’objets liés à l’esclavage dont on connaisse bien à la fois le contexte historique et le contexte archéologique.

3 – Comment les esclaves ont-ils entretenu le feu pendant quinze ans ?
Ils utilisaient pour allumer le feu des briquets à silex, sans doute donnés par les marins de l’Utile. Un briquet est un anneau de fer qui entoure deux ou quatre doigts et permet de frapper sur un silex. Nous avons retrouvé trois briquets et autant de silex très usagés.

4 – Comment faisaient-ils pour fabriquer leurs vêtements.
Après avoir usé les vêtements qu’ils portaient à l’origine, ils ont fabriqué des vêtements en tissant des plumes d’oiseaux. Ils faisaient ainsi des pagnes ou des couvertures.

5 – Où vont vos découvertes après votre départ de l’île.
Les objets sont remis au préfet des TAAF qui, en accord avec la Direction des affaires culturelles de l’Océan Indien, les conserve dans une réserve à la Réunion. Les objets qui nécessitent un traitement de conservation sont envoyés dans un laboratoire spécialisé à Draguignan, en France. Ils sont alors disponibles pour être montrés au public.

6 – Qu’est ce que le métier d’archéologue ? Qu’avez-vous fait comme études ?
L’archéologie est l’étude du passé à partir des traces matérielles.
Personnellement je n’ai pas de formation universitaire en archéologie, j’étais officier de Marine, j’ai quitté la Marine pour de me consacrer entièrement à l’archéologie sous-marine. J’ai appris le métier sur le terrain. Ce n’est pas le cas de Bako Rasoarifetra qui a commencé à travailler dans le domaine des musées, puis qui a reçu une formation universitaire à l’INALCO et sur le terrain. Elle a passé avec succès un doctorat en archéologie. Thomas Romon a passé une licence sciences naturelles, a enchainé ensuite un master en anthropologie, puis il a été recruté par l’INRAP.


7 – Que mandez vous sur l’île ? Pêchez vous ?
Les réserves de nourriture sont mises en place par les TAAF, nous ne pêchons pas.

8 – Quel est votre habitat sur l’île ?
Certains (cinq) habitent dans des bâtiments de l’ex-station météo. Les autres (quatre) dans trois tentes que nous avons apportées.
La ligne droite n'est pas forcément le trajet le plus direct
L'administrateur a désactivé l'accès en écriture pour le public.