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SUJET : Réponse aux 'ptits découvreurs', très actifs

Réponse aux 'ptits découvreurs', très actifs 02 Nov 2006 23:18 #447

  • sebastien
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Bonjour à tous les Ptits découvreurs, et merci de vous intéresser de si près à nos travaux.

Pour les petites tortues, je ne pense pas malheureusement que notre action sur deux ou trois pontes change beaucoup les statistiques de perte, qui sont d'ailleurs très mal connues. Il semble bien qu'une seule petite tortue survive sur plusieurs centaines voire sur un millier. Mais à Tromelin, les éclosions sont estimées entre 200 000 et 300 000 par an, par exemple pendant notre présence sur l'île ( au mois d'octobre), 238 tortues sont montées sur les plages pour pondre, chaque ponte représentant environ 150 oeufs, faites le calcul! Mais vous avez vu aussi que les prédateurs sont très nombreux!

Voici nos réponses à vos questions.

Question de Myléna:
L'histoire de L'utile et des esclaves pourrait faire un très bon film au cinéma, des producteurs vous ont-ils contactés ?
Bien sûr, nous avons été contactés par trois ou quatre producteurs. Avec le premier d'entre eux, nous avions bâti un projet de film très ambitieux et trouvé des diffuseurs en France et à l'étranger. Mais après plusieurs mois de préparation, l'un des principaux diffuseurs s'est retiré, nous laissant peu de temps pour rebâtir un second projet que nous avons cependant lancé à la fin du mois de juin avec un autre producteur : Thierry Ragobert. Il était cependant trop tard pour qu'une chaîne de télévision s'engage. Alors le producteur nous a confié une caméra et Jean-Marie de Bernardy de Sigoyer a tourné pendant toute la campagne, moins pour faire un film que pour servir d'argumentaire auprès des chaînes de télévision au cas où nous poursuivions notre fouille archéologique une autre année.

Question de Christopher:
Que vont devenir tous les objets que vous avez découverts ?
Il y a d'abord un aspect administratif : les objets trouvés sur un site archéologique sont la propriété de l'Etat. Le représentant de l'Etat à Tromelin est le Préfet des Terres Australes et Antarctiques Française (TAAF), qui est également chargé depuis le début de l'année dernière de la gestion des îles éparses dont Tromelin fait partie. C'est donc lui qui autorise le départ des objets trouvés pendant la fouille et qui prend en charge ces objet.
Il a annoncé au cours de la conférence de presse qui a eu lieu avant le départ de la mission que les objets resteraient à La Réunion et qu'ils seraient ensuite confiés à un Musée en concertation avec les autorités dont dépendent ces musées.
Dans la pratique, lorsque ces objets auront été étudiés par les archéologues et qu’ils auront subi des traitements de conservation ou de restauration, il seront visibles pour le public dans un ou plusieurs musées réunionnais.


Question de Guillaume:
Pensez-vous que vous aurez besoin de plus de temps que prévu ?
Allez-vous revenir à Tromelin pour une autre expédition ?

Si vous avez suivi le journal quotidien que nous publions sur le site archeonavale.org, vous avez probablement compris les difficultés que nous avons rencontrées du fait du bouleversement de la zone archéologique par les travaux de construction des bâtiments de la station météo. Nous avons passé beaucoup de temps à essayer de comprendre comment était disposé et organisé l'habitat des esclaves dont nous n'avons retrouvé intact qu'une petite partie. Cette connaissance de l'habitat aurait pu orienter nos recherches des sépultures, mais nous n'aurons pas le temps nécessaire pour le faire. Nous espérons que l'importance des découvertes que nous avons faites permettra de poursuivre la fouille de ce site, c'est-à-dire nous permettra de trouver l'argent et les autorisations administratives nécessaire pour organiser une nouvelle campagne.

Question de Marie-Laure:
Combien mesurent les graduations noires et rouges qui sont photographiées à côté des objets ?
En général la longueur total est inscrite sur la réglette (il faut agrandir la photo pour la lire), pour les objets elle est en général de 10 cm et chaque graduation représente donc un cm. Pour les photos prises sur le chantier, on utilise une mire de 50 cm de long.

Nous espérons tous vous rencontrer le 10 novembre à Saint-Leu

Max et l'équipe "Esclaves oubliés"
La ligne droite n'est pas forcément le trajet le plus direct
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