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SUJET : Max, aux classes suivant cette aventure

Max, aux classes suivant cette aventure 22 Oct 2006 01:15 #432

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Bonjour,

Aux classes de CM1 et de CM2 de Cercottes et à Sandra Mathely leur institutrice.
A la classe de CM2 de l’Ecole primaire Lavoisier d’Orléans et à Corinne Martinon leur institutrice.
Aux classes de CM2 de Semoy, et leurs instituteurs Sophie Levrel et Jean-Michel Forhan.
A la classe de CM2 de Fleury les Aubrais et à leurs institutrice Annabelle Le Bon.
Aux classes de CM2 de l’Ecole Maxime Perrard d’Orléans et à leurs instituteurs, Valérie Lavialle et Guy-Noël Siles.


J’espère que vous pouvez suivre nos travaux à travers notre journal quotidien.
Un mot d’abord sur ce journal. Il est rédigé chaque jour en fin d’après midi puis nous choisissons parmi les photos prises dans la journée celles qui sont susceptibles de l’illustrer. Il est ensuite envoyé grâce à une liaison satellite vers la Belgique, où Sébastien Eon le met en forme puis en ligne. Vous pouvez donc nous suivre avec moins de 24 heures de décalage, parfois le jour même.


Pour les classes de Cercottes
qui s’intéressent aux voyages, nous connaissons bien celui de l’Utile depuis Bayonne jusqu’à l’île de France, puis de l’île de France à Madagascar et enfin, de Madagascar jusqu’au naufrage sur l’île de Sable qui ne s’appelle pas encore Tromelin.

Nous connaissons bien les noms de ceux qui sont à bord et leur pays d’origine. Plus des deux tiers sont originaires de la région de Bayonne. Avant de partir ils ont reçu six mois de salaire et souvent devant notaire, ils signent une procuration au profit de leur femme, leur frère ou leur sœur ou simplement leur logeuse pour qu’ils puissent recevoir leur salaire au-delà des six mois initiaux. Les familles restent cruellement sans nouvelles pendant des mois, voire des années et nous avons trouvé des lettres de parents ayant appris le naufrage et demandant deux ans après des nouvelles de leur fils.

Pour la classe de CM2 de l’Ecole primaire Lavoisier d’Orléans et la classe de CM2 de Semoy.
La négritude ici est particulière, les noirs sont appelés Java, car ce sont des Malgaches des hauts plateaux venus plusieurs siècles auparavant de Sumatra pour peupler la Grande île. A l’époque du naufrage de l’Utile environ 1500 esclaves transitaient chaque année vers l’île de France et l’île Bourbon.

Dans tous les documents retrouvés concernant l’histoire de l’Utile, peu d’informations sur les esclaves: pas de nom, peu d’indications sur leur origine, ils sont considérés comme une marchandise. Un exemple : au moment du naufrage nous connaissons le nombre et le nom des marins noyés (20 au total) mais nous n’avons aucune indication concernant les esclaves malgaches : l’écrivain du bord mentionne le nombre de noyés par cette seule phrase terrible : <i>« beaucoup de noirs par avoir fermé ou cloué les écoutilles»</i>. Le seul nom que nous connaissons est celui de la mère du petit garçon qui fut sauvé 15 ans plus tard : Semiavou.

N’hésitez pas à nous poser des questions sur l’histoire de l’Utile mais aussi sur l’île de Tromelin, notre vie ici que j’essaie de vous montrer par petites touches.

Avec les amitiés de toute l’équipe.

Max Guérout
La ligne droite n'est pas forcément le trajet le plus direct
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