Sauvetage d'une tortue.

Sauvetage d'une tortue.

 

 La tortue fait un tour de tracteur.
Crédit photo : Jean-François REBEYROTTE

 

Au moment du petit déjeuner, branle-bas de combat, une tortue complètement désorientée se trouve sur la piste d’atterrissage.

Si on ne lui porte pas secours rapidement, elle risque de mourir. Les tortues épuisées, après leur ponte de la nuit, ne résistent pas aux ardeurs du soleil. Jean-Michel va chercher le tracteur et toute l’équipe vient lui prêter main forte. C’est une belle tortue, de plus d’un mètre de long, un peu affolée par la troupe qui l’entoure.
Nous parvenons à la faire monter sur un filet, que l’on accroche ensuite sur la benne du tracteur. La benne élevée, notre tortue se trouve suspendue dans son filet. En procession, toute l’équipe suit le tracteur qui se dirige vers un point de la côte, dans le sud ouest de l’île, où l’accès à la mer est relativement facile. Vingt minutes plus tard, notre tortue, sans doute un peu stressée, est revenue dans son élément naturel.

 
  Récipient en plomb, haches et masse en fer
Crédit photo : Jean-François REBEYROTTE

Il fait chaud et humide, de gros nuages accourent de l’horizon.

Nous commençons le travail sur le site, Thomas progresse toujours dans la zone où le second ensemble d’ossements a été découvert. Bien que très exigu, cet espace se révèle être une pièce complète, dont les parois sont construites avec de très grandes plaques de grès de sable, mises en place verticalement.

Dans les couches intermédiaires, un grand nombre de débris de lames de fer de 8 cm de large, percées de trous, sont à nouveau trouvées, nous nous demandons si ces lames de fer n’ont pas servi à réaliser un toit qui, avec le temps, s’est effondré.

L’ensemble de la pièce parait vide mais, lorsque Thomas arrive vers l’entrée, il trouve un récipient en plomb posé sur le sol et, à côté, trois grandes haches et une masse en fer.

Vers 09 h 00, à l’heure de la pose, arrive un grain.

 
 Le récipient et les outils, vus de dessus
Crédit photo : Thomas ROMON
 

Pendant qu’une autre équipe décape le sol du second bâtiment, nous étudions une petite zone à gauche de sa sortie. Ce tout petit espace est trouvé encombré d’un grand nombre de lames de fer, de débris de cuivre, et de restes d’animaux : poisson, coquillages et tortue presque exclusivement. Le décapage de l’intérieur révèle la présence, dans un coin, d’un foyer délimité par des pierres plates posées sur champ.

A 11 h 00, un nouveau grain arrose abondamment l’île, comme les réserves d’eau sont basses, on dit qu’il pleut des douches. En bout de piste, des dizaines d’huîtriers, dits aussi tourne-pierres, se sont rassemblés pour boire et s’ébrouer dans une flaque d’eau qui s’est formée, il y en a presque une centaine.

Dans l’après-midi, Thomas dégage une autre cognée dans le couloir d’accès de la pièce où il travaille.