Les pelles s'activent

Les pelles s'activent

 
Jean Boggio chasse les images
Crédit photo : Max GUEROUT
 

En fin de nuit le vent a forci et il s’est mis à pleuvoir…

Au matin, après un court briefing, toute l’équipe se rend au Nord de l’île, sur le site, où en 2006,  nous avons mis au jour une partie de l’habitat des esclaves. Entre deux veloutiers, rien ne laisse deviner, ni le site archéologique, ni les traces de son remblaiement. Les piquets qui marquaient les coins du site son les seuls encore visibles au ras du sol.

Avec ardeur, chacun saisi la pelle, les plus aguerris avec un rythme de randonneur sachant que la journée sera longue, les plus jeunes redoublant d’ardeur à la tâche. Après environ une heure apparaît la bâche bleue dont nous avions recouvert le mur de l’habitat des esclaves.

 
  L'équipe en plein travail
Crédit photo : Max GUEROUT

Si la pluie de la nuit et le ciel couvert favorisent le travail, en évitant la poussière, plus la fosse se creuse plus les pelletées doivent être envoyées haut, ce qui rend la tâche de plus en plus physique.

Jean, caméra au poing ou sur son trépied selon le cas, filme ces énergumènes dont l’ardeur à creuser le sable le déroute un peu.

Dans l’après-midi le soleil reprend ses droits et nous écrase de son puissant rayonnement.
Sylvain alterne séances de dessin et séances de travail à la pelle, il laisse sur notre tableau de briefing ses impressions de néophyte sous forme de dessins non dénués d’humour.

 
Sylvain laisse ses impressions de néophyte.
Crédit photo : Max GUEROUT
 

En fin d’après-midi, nous atteignons le niveau où nous avions laissé la fouille en 2006. Une petite plaque de cuivre percée de trou de rivets est mise au jour dans la couche archéologique, le lien avec la fouille de 2006 est ainsi symboliquement fait.

Pendant ce temps, à la pointe Nord, une houle de plus de trois mètres s’abat sur le sable de la plage dans un éblouissement d’écume et d’embruns sitôt emportés par l’alizé du Sud-Est...