Retour sur l'île, deux ans plus tard

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Retour sur l'île, deux ans plus tard

 
Le Transall, en attente, bientôt sur le départ.
Crédit photo : Max GUEROUT
 

Après deux jours de ciel nuageux cachant les hauts de La Réunion au regard, ce matin, au moment du départ, le ciel est radieux.

Après l’embarquement des bagages, la vérification des papiers, le Transall quitte en roulant le tarmac de la base aérienne 181 puis s’élance en direction de l’île de Tromelin. Derrière les palettes de fret les passagers sont assis sur des sièges spartiates, à tout prendre aussi confortables que ceux d’Air France, au moins les grands gabarits ont-il la possibilité d’étendre leurs jambes à loisir. Il y a là, en plus de l’équipage de l’avion, le personnel de relève de la station météo, des techniciens venus installer un onduleur, des personnels des TAAF (Terres Australes et Antarctiques Françaises), et les neufs membres de l’équipe du GRAN, dont une bonne moitié d’entre eux étaient déjà présents en 2006.

Dans l’avion, la visibilité est pour le moins réduite, le bruit des moteurs interdit toute conversation, chacun s’occupe à sa façon, somnole ou rêve. Jean Boggio, notre cameraman, a trouvé une place dans le cockpit à l’affût de la moindre image à saisir.

 
  La tente de l'équipe est enfin debout.
Crédit photo : Max GUEROUT

Après 90 minutes de vol, le régime des moteurs baisse et nous amorçons notre descente. Un choc sur la piste, freinage moteur, l’avion s’immobilise sur le parking. La porte arrière s’ouvre sur l’équipe des météos qui nous attend aux manettes d‘engins de manutention.

Le matériel débarqué,  chacun trouve un endroit pour se caser en attendant le déjeuner.
Toute l’équipe s’attelle au montage de la tente de l’armée, puis les pompes automatiques étant en panne, à installer les douches en plein air.

Dans un nuage de poussière et d’oiseaux effrayés, le Transall décolle en fin d’après-midi, laissant à nouveau l’île dans l’état où nous aimons la trouver, les nouveaux venus, à leur tour, en prennent toute la mesure.