De l'Océan Indien à l'Océan Pacifique

- De l'océan indien à l'océan pacifique -

 Fou et follet
 Crédit photo : Max Guérout

Pelle en main, l’équipe des fouilleurs s’est installée sur le sondage du nord lorsqu’un biréacteur blanc nous survole, après avoir orbité autour de l’île, il fait un passage à basse altitude. C’est le premier contact physique avec l’extérieur depuis notre arrivée. Il s’agit d’un avion de l’aéronavale que nous contactons par radio, le pilote a l’air un peu étonné de se faire appeler par un officier de Marine, fut-il en retraite, je lui explique la raison de notre présence, qu’il ignorait, et j’en profite pour lui raconter l’histoire de l’Utile.

 Fou à pieds rouges
 Crédit photo : Max Guérout

Après ce bref contact, il reprend sa patrouille de la zone économique qui entoure Tromelin, les pêcheurs de la région ont en effet tendance à venir profiter de ressources de la zone sans autorisation.

Au même moment, toute l’équipe des plongeurs entoure Sudel Fuma qui reçoit son baptême de plongée, il remontera ravi ayant observé les poissons qu’il à plutôt l’habitude de pêcher.
 Loche
 Crédit photo : Arnauld Lafuma

Un message nous arrive ce matin de Polynésie, où Robert Veccella nous sert de relais vers les spécialistes.

Nous avions lancé un avis de recherche pour savoir si le potier dont le nom figurait au dos de l’assiette trouvée le 26, était connu. Nous pensions avoir lu J. Pratino mais, pour éviter toute confusion, nous avions envoyé une photo de la « trade mark » car, malgré la consonance italienne du nom, nous penchions pour un potier anglais.
 Basliste
 Crédit photo : Arnauld Lafuma

C’est un spécialiste parisien, Bernard Dragesco, qui nous apporte la solution. Il faut en réalité lire J. Pratt & Co ; un potier anglais de Fenton dans le Staffordshire, actif de 1851 à 1878. Compte tenu de l‘endroit de sa découverte,  proche de deux assiettes trouvées dans les années 60, et dont le potier, lui aussi du Staffordshire, donnait une fourchette de datation semblable, il faut relier ces assiettes au naufrage du Atiet Rohoman, survenu en 1867.

 Calamar
 Crédit photo : Jean-François Rebeyrotte

Les plongeurs font dans l’après-midi une plongée loisir et s’émerveillent du nombre de poissons rencontrés et de leur familiarité.

A terre, nous continuons à parcourir le centre de l’île, à la recherche du fameux puits creusé par les naufragés et auquel ils ont dû leur survie.