La remontée des objets commence

There are no translations available.

- La remontée des objets commence -

 Mise à l'eau en partant de la plage
 Crédit photo : Max Guérout

Vent modéré, confirmé par nos météos, entre dix et quinze nœuds, mais la houle reste toujours forte sur le site de l’Utile.

Les équipes se succèdent à nouveau, qui pour prendre les mesures des canons ou des ancres, qui pour établir une triangulation complète.
L’oeil des plongeurs se fait plus précis et les premier objets, après avoir été positionnés et photographiés, sont mis au jour.

Un fragment de la cloche du bord remonte ainsi à la surface. Il est collé à un galet de lest par une concrétion ferreuse qui s’est développée autour d’un boulet de canon. Il s’agit de la partie haute de la cloche dont deux moulures horizontales sont visibles.
Un poids de balance de cinq livres est également remonté (voir la photo du journal du 18 octobre), il est de forme tronc conique et porte en dessous cinq encoches.
Des balles d’espingoles en plomb et les extrémités de plusieurs boulets à fléau ont également été trouvées près du bord.
Ces boulet étaient formés de quatre quarts en plomb reliés par des tiges de fer, elles-même reliées à un anneau central (seules les parties en plomb ont été retrouvées). Dès la sortie du tube d’artillerie, les quatre parties s’écartaient, toujours reliées par les tiges de fer à l’anneau.  En tournoyant, le projectile balayait de front un espace plus important (environ 40 cm) que ne pouvait le faire un boulet. Ils étaient destinés à déchirer les voiles et à couper les cordages de l’adversaire. L’inventaire de désarmement de l’Adour, navire identique à l’Utile, construit et armé en même temps que lui, comporte la mention suivante :
« 72 boulets à fléau de 8 pesant 576 L )
25 boulets à fléau de 4 pesant 100 L )  676 L à 29# %  196 livres 9 deniers
 »

 Prospection visuelle en haut de la plage
  Crédit photo : Max Guérout

A terre, en attendant de prendre contact avec les météorologues présents sur l’île au moment de l’installation de la station, nous entreprenons une prospection visuelle entre le haut de plage et le chemin qui fait le tour de l’île, au-dessus du site du naufrage. Cette zone comporte une bande d’une vingtaine de mètres très fréquentée par les tortues et nous pensions, en cas d’inhumation dans cette zone, y trouver des ossements humains déterrés par ces dernières, comme elles l’avaient fait pour les briques du four. Rien de tel n’a été observé, l’autre bande de terrain paraît plus propice, elle n’est pas fréquentée par les tortues et le sol sableux est suffisamment épais pour pratiquer une inhumation, contrairement au terrain situé plus à l’est de l’autre côté du chemin où le grès de plage ou beach rock apparaît sous une fine couche de sable.

Sudel Fuma, s’est mis ce matin aux fourneaux pour nous préparer une savoureuse andouille, bien entendu fort épicée.