Le temps du marquage et des hypothèses

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- Le temps du marquage et des hypothèses -

 L'ancre de l'Utile et en arrière plan deux bouées mises en place sur le
 site
 Crédit photo : Max Guérout

Après un dimanche de repos un peu maussade, la faute au passage d’un front nuageux qui a fait alterner temps couvert et grains; les activités reprennent.

Le temps s’est remis au beau sans pourtant que le vent ne faiblisse, mais l’impatience des plongeurs est telle que l’équipe, sous la houlette Joé Guesnon, décide d’essayer de plonger avec des bouteilles depuis la plage.

La houle, comme à son habitude, est irrégulière et alimente un train de vagues puissant qui déferle avant d’arriver sur la plage.
A ce rythme infernal succèdent des période plus calmes que nous mettons à profit pour franchir les quelques dizaines de mètres où il ne fait pas bon affronter une déferlante.

Deux nouvelles bouées sont mises en place dans la matinée permettant de construire le périmètre de sécurité des plongeurs : une filière qui réunira les bouées en place et qui jouera le rôle de sauvegarde au cas où un plongeur aurait un problème.

 Mise en place d'une plaquette de marquage dans des conditions
 difficiles
 Crédit photo : Joël Mouret

Notre zodiac est paré sur la plage nord en cas d’ennui, cependant, nous avons renoncé à utiliser le zodiac d’une manière systématique car le moindre ennui moteur peut mal tourner si le pilote ne trouve pas le temps de mettre à l’eau un mouillage. En effet, le fond descend très vite et l'on peut se trouver rapidement dans l’impossibilité de mouiller et partir à la dérive, poussé par le vent sans aucun recours possible.

Revenons au site de l'Utile...
Les objets remarquables trouvés sur le fond sont des ancres, des canons qui commencent à être étiquetés et des premières mesures sont effectuées.

 Canon marqué
 Crédit photo : Joël Mouret
Pendant ce temps là, sur terre ...

La fouille du four se termine en fin de matinée, l’embase mise au jour samedi dernier est bien la dernière. L’ensemble des briques a été ramassé samedi, un premier lot d'une centaine ont été photographiées puis encodées dans une base de données.

Nous entreprenons ensuite la fouille d’une structure formée par un amas de blocs de corail et située à proximité de l’emplacement supposé du camp des malgaches.
La forme est grossièrement rectangulaire et le poids des gros blocs qui la surmontent nous font penser qu’il pourrait s’agir d’une sépulture. Mais, après avoir enlevé les gros blocs de la couche supérieure, puis décapé deux niveaux de blocs plus petits,  nous tombons sur un sol formé pour l’essentiel de grès de plage. Il n’y a donc pas là de sépulture contrairement à ce que nous pensions au préalable, mais il s’agit bien d’une structure construite dont nous ne comprenons pas bien l’utilité, s'agirait-il d'un cénotaphe ?