Sondages périphériques


Le carnet de la mission 2010 [ordre chronologique]

Philippe verse la dernière brouettée Le chantier finalement rebouché Bako dans le sondage Ouest 

Il tombe, presque toutes les nuits, des averses qui maintiennent les réserves d’eau de la station à un niveau convenable. Au matin, le ciel se dégage et l’alizé continue à souffler entre 10 et 15 nœuds, assurant une bonne ventilation.

Dans la matinée, nous terminons le rebouchage du site, la dernière brouettée est vidée vers 09h00. L’instant est immortalisé par une photographie.

A présent libérés de cette contrainte, et après le temps d’une pause, nous mettons en place une série de sondages périphériques de 1m x 1m. Il s’agit d’une part, d’évaluer l’espace occupé par les naufragés autour des bâtiments qu’ils ont érigés et, d’autre part, de tenter de retrouver les tombes qui doivent être à proximité.

Quatre sondages sont entrepris, deux à l’est du chantier maintenant recouvert, un à l’ouest et un au le sud. La présence ou non de la couche archéologique qui correspondant à l’occupation des naufragés, et son épaisseur quand elle est présente, permettent de dessiner peu à peu la zone d’occupation toute entière.

Il est encore un peu tôt pour évaluer cette surface, mais il semble bien que la vie courante et en particulier la consommation des aliments ne dépasse pas un espace d’une quinzaine de mètres autour des bâtiments. Les marqueurs principaux de cette occupation sont un sable mélangé à de la cendre, de couleur grise, et la présence d’os d’oiseaux.

Pour trouver cette couche, il faut creuser à une profondeur oscillant entre 80 cm et 1 m, ce qui fait ressembler ces sondages à des puits.

En fin d’après-midi, un bâtiment apparaît à l’horizon. Les jumelles permettent de reconnaître une frégate de la Marine Nationale. Nous l’appelons avec la VHF sur le canal 16,  il s’agit du Nivose. Son hélicoptère ne tarde pas à décoller et à venir faire un tour de l’île à distance respectable alors que le soleil est sur le point de se coucher.