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Toujours plus de questions soulevées


Le carnet de la mission 2010 [ordre chronologique]

24_nov_Champ_de_clous_JFR 24_nov_Le_batiment_en_question_JFR 24_nov_Nature_morte_JFR 

Il ne nous reste plus que deux ou trois jours de travail avant d’avoir à reboucher les secteurs ouverts. Le nombre et le volume de tas de sable qui entourent le site nous laissent perplexes.

A cette perplexité grandissantes s'ajoute le fait que nous n'avons toujours pas de nouvelles de nos partenaires Mauriciens, nous craignons un peu de les voir arriver juste pour nous aider à remblayer le site.

Site sur lequel plusieurs chantiers sont ouverts :

- aux abords du bâtiment météo détruit, nous parvenons à identifier la couche de sable blanc déposé par le cyclone du 25 janvier 1956. Ce cyclone détruisit complètement la toute nouvelle station météo installée un an auparavant. L’identification de cette couche, bien datée, va vite nous servir de repère.

- Un autre chantier, le plus prenant, correspond à celui du dégagement du dernier bâtiment fouillé.
Les objets trouvés dans la couche supérieure, après avoir été dégagés du sédiment, et positionnés, sont retirés. Le trépied est bien identique à celui mis au jour en 2008, le croc est, quant à lui, semblable à ceux trouvés dans la cuisine la même année. Ils permettent de confirmer que l’ensemble du lot d’objets en fer qui les accompagnent provient bien de l’Utile. Reste qu'il nous est encore difficile de définir à quel moment ils ont été jetés dans ce bâtiment.
Dans l’après-midi, les choses se compliquent car la base des murs repose sur une couche de sédiment datée avec certitude comme étant ultérieure à 1776 et bien antérieure à 1954 !

Ce bâtiment n’aurait donc pas été construit par les naufragés de l’Utile !? Mais alors par qui, quand et pourquoi ?
Décidemment, chaque découverte nous pose plus de questions quelle n’en résout !

Autour du carré de 2 x 2 m, au fond duquel Jean-François décape le sol, couche après couche avec application, les commentaires vont bon train.
Entre les deux dates que nous avons déterminées se sont produits deux naufrages, les naufragés ont-ils alors construit cet édifice ?
Ultérieurement, des concessions ont été délivrées à des Mauriciens pour exploiter du guano sur l’île, mais nous ne savons pas si ces concessions ont effectivement été suivies d’effet et si les concessionnaires ont bien pris pied sur l’île.
Et dans ce cas pourquoi avoir construit un bâtiment, petit au demeurant, alors que les vestiges d’une demi douzaine de bâtiments construits par les naufragés malgaches étaient encore visibles ? Pourquoi avoir utilisé, pour la base des murs, la même technique que les Malgaches (blocs de « beach rock » en position verticale), même si pour le reste du mur, la technique des blocs de corail cassé diffère de celle utilisée pour les autres bâtiments fouillés ?

Dans son secteur, Bako dégage toute une série de clous plantés dans le sol, nous ignorons toujours dans quel but, ou même s’il y avait un but... Le nombre de clous de charpente dont disposaient les naufragés était si important que ces derniers ne devaient pas avoir une grande importance à leurs yeux.

Hier soir est arrivé via Skyfile, notre liaison Internet, une série de questions posées par les élèves du lycée Roland Garros du Tampon (La Réunion), nous allons essayer d’y répondre rapidement, les réponses se trouveront sur le forum de notre site Internet, dans la section dédiée à cette mission.